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FREDERIC DIEFENTHAL

« Le cinéma est désormais plus critiquable que la télévision »
Nightlife : Avec le rôle de JP dans Clara Sheller tu vas en surprendre plus d'un ! Pourquoi avoir accepté ce rôle ?
Frédéric Diefenthal : J'ai tout de suite adhéré à ce rôle en fait ! J'ai été pris par le scénario que j'ai lu d'un trait. J'avoue que lorsque la production m'a proposé de jouer JP le colocataire homo avec tout ce que cela impliquait je me suis posé quelques questions : « Est ce que j'allais être capable de donner corps à ce personnage à jouer certaines scènes pas si évidentes que cela pour moi l'hétéro ». Mais ma rencontre avec Renaud Bertrand le réalisateur a effacé tous ces doutes.
Ce qui au final est plutôt réussi !
J'espère ! Moi je suis un passionné. Dans ce rôle j'y ai laissé des choses quelque part. Je ne sais pas mentir. Mon métier d'acteur je ne le prends pas très au sérieux mais en même temps il y a toujours une quête de vérité. En fait c'est un jeu ! Je m'en amuse... sur un plateau je ne me concentre jamais ou alors 5 secondes avant. C'est ma façon de rester toujours en décalage et d'être toujours dans la vie.
Depuis Taxi tu as souvent été cantonné dans les mêmes rôles...
Oui c'est vrai ! J'ai fait le tour des rôles de mecs sympas ! Maintenant j'aimerais jouer des méchants ! Mais au ciné ces derniers temps je n'ai pas flashé sur ce qui m'a été proposé. Le cinéma est désormais plus critiquable que la télévision.

Aucun coup de cœur de ta part pour un scénario actuellement ?
Je pense qu'il y a une panne de scénarios de sujets d'idées. Alors on attend toujours LE film. Heureusement il y a quelques surprises ! De jeunes cinéastes qui arrivent et qui bousculent l'ordre établi. Mais ces surprises ne sont pas nombreuses. Il y en a trois à quatre dans l'année. Il y a plein de gens que j'adore. Les Klapisch les Jacques Audiard et puis il y a les anciens qui sont toujours là qui ne déçoivent jamais comme Chabrol ou Gavras... Mais y'en n'a pas 36 !
Dans « Clara Sheller » tu te résignes à découvrir le milieu homo et les boîtes de nuit. Tu es un noctambule invétéré ?
En ce moment c'est mon fils qui rythme mes nuits (rires). Les nuits sont entrecoupées. Je découvre la nouvelle vie de papa. Mais j'aime aussi faire la fête !
Justement décris nous une soirée idéale pour Frédéric Diefenthal ?
L'idéal c'est quand il n'y a pas de programme pré-établi. Un petit dîner assez bien arrosé cela me convient. Je n'ai pas d'automatismes. Je peux m'ennuyer à une soirée et tu es content quand tu rentres. Et puis il y a des soirées où tu es bien où tu t'éclates tu as le verbe facile. Je suis plutôt un bon vivant mais quand je suis dans un monde que je ne connais pas c'est plus difficile. Je ne vais pas aller danser sur une table par exemple !

Pourtant dans « Clara Sheller » le personnage que tu interprètes a un drôle de rapport avec la nuit...
Dans « Clara Sheller » avant de sortir de sa coquille JP n'allait pas en boîte de nuit. Il arrive très coincé et on le retrouve torse nu en transe. Le lendemain d'ailleurs il a une telle gueule de bois qu'il ne se souvient de rien. Si on m'invite à une soirée qu'elle soit homo hétéro ou autre peu importe ! Mais je ne vais pas suivre n'importe qui !
Si on tourne le bouton « on » de ton auto-radio que risque-t-on d'entendre ?
J'aime bien Madonna pour son côté provocant. Pour ce que j'écoute je suis très funk très soul ça va d'Alicia Keys aux premiers hits soul des années 60 avec James Brown Al Green ou Aretha Franklin. Je suis moins R'n'B. J'aime bien tout ce qui est house techno pas trop dance music. De toute façon c'est simple. Pour balayer mes goûts musicaux je passe de FG à Nova. Et puis de temps en temps je me branche sur Europe 2 et Oui FM pour la pop !
>Propos recueillis par Michel DACOURT
Retrouvez l'interview de Frédéric Diefenthal dans le magazine NightLife N°22 en vente en kiosque | |
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