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"Pas des Boucs Emissaires"
Les cafetiers et restaurateurs refusent d´être des "boucs-émissaires" alors que le gouvernement étudie des mesures pour lutter contre l´abus d´alcool notamment la suppression de l´"happy hour" selon un communiqué de l´Union des métiers et industries de l´hotêllerie (Umih).
"Pour être efficaces ne faisons pas des cafés restaurants et discothèques des boucs-émissaires" affirme lundi l´Umih principale organisation patronale de l´hôtellerie-restauration.
L´Umih a aussi indiqué que son président André Daguin allait rencontrer la ministre de la Santé Roselyne Bachelot jeudi dans un restaurant parisien pour "donner le point de vue des professionnels (...) sur les mesures qui sont en préparation concernant l´alcool".
Selon le ministère de la Santé l´interdiction des "happy hours" évoquée dans la presse lundi est l´une des mesures envisagées par la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt) mais est "une proposition qui n´est pas actée à ce stade".
L´Umih fait valoir que la consommation dans les cafés restaurants et discothèques "ne représente que 12% du montant total des ventes d´alcool en France" et que les jeunes s´adonnent aux alcools "les plus +durs+ dans la rue ou à l´occasion de fêtes privées".
De plus assure l´Umih les professionnels du secteur respectent la loi applicable dans les cafés et restaurants qui interdit la vente aux moins de 16 ans.
"Faisons respecter la loi dans tous les lieux de vente (grandes surfaces épiceries stations-services ndlr) comme c´est le cas dans les cafés restaurants et discothèques avant de prendre d´autres mesures coercitives" ajoute l´Umih.
L´interdiction des "happy hours" envisagée par la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt) est "une proposition qui n´est pas actée à ce stade" a indiqué à l´AFP le ministère de la Santé.
"Cela fait partie d´une palette de propositions qui doivent être discutées avec les professionnels et qui ne sont pas actées par le ministère" indique-t-on au ministère après une information du Parisien lundi sur la "mort programmée de l´happy hour".
La Mission a été chargée par le gouvernement d´étudier en concertation avec les professionnels de nouvelles pistes face à l´alcoolisation des jeunes notamment. Parmi ces pistes figurent outre une nouvelle taxe sur les boissons alcooliques l´interdiction de promouvoir les boissons alcoolisées à travers des prix incitatifs dans les "open bars" (consommations à volonté) ou "happy hours" (consommations à prix réduit pendant une tranche horaire déterminée).
"La Mildt a envoyé une lettre aux professionnels (alcooliers distribution) en leur demandant de faire remonter leurs pistes rien n´est encore arrêté" a précisé un porte-parole de la Mission.
La ministre de la santé Roselyne Bachelot avait indiqué lors de la présentation du plan Santé-jeunes en février qu´elle réfléchissait à une mesure sur les "open bars" rappelle le ministère.
Elle a invité la semaine dernière les professionnels à "anticiper" le décret rendant obligatoire la mise en place d´éthylotests dans les débits de boisson indiquant que d´autres mesures contre l´alcoolisme "allaient sortir très prochainement".
Mme Bachelot avait cité l´interdiction de vente d´alcool "aux mineurs de moins de 18 ans" dans les supermarchés ou épiceries. Un décret est "en préparation" sur la vente dans les stations-services avait-elle précisé.
La consommation de boissons alcoolisées en France diminue régulièrement depuis 40 ans mais l´ivresse alcoolique reste une phénomène préoccupant chez les jeunes chez qui l´alccol représente la première cause de mortalité.
L´Académie nationale de médecine avait tiré la sonnette d´alarme en septembre dernier présentant 15 recommandations dont une application stricte de l´interdiction de vente aux mineurs l´interdiction de vente dans les stations-service l´interdiction du sponsoring des soirées d´étudiants l´interdiction de l´alcool dans toutes les manifestations sportives et l´augmentation des taxes sur les boissons alcoolisées.
(Source : AFP)
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