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Lancement de la vodka Russian Standard en France
.jpg)  « Je ne vends rien à personne. Je n'ai pas besoin d'argent ! » martèle sourire malin aux lèvres Roustam Tariko dans un salon de l'hôtel George-V à Paris où il est de passage. Le nouveau roi de la vodka russe qu'il vient lancer sur le marché français commence il est vrai à déranger des groupes aussi importants que Bacardi ou Pernod-Ricard.
Quarante cinq ans immigré tatar à Moscou où il aurait selon la légende commencé sa carrière à 17 ans comme balayeur il a bâti à la vitesse de l'éclair une fortune estimée à quelques milliards d'euros (entre un et cinq selon les sources). À la tête de la banque Roussky Standard spécialisée dans le crédit à la consommation (à taux prohibitifs) cet ancien distributeur en Russie de Bacardi-Martini et Diageo lance en 1998 sa marque de vodka sous le même nom Russian Standard. Pas si standard que cela : ses trois déclinaisons (Original Platinum et Imperia) sont vendues en France entre 12 et 25 euros.
La consommation s'envole « J'ai voulu mettre fin à un paradoxe russe : il n'y avait pas de vodka premium en Russie mère patrie de la vodka » raconte l'entrepreneur. Selon lui Stolichnaya n'aurait de russe que des origines opportunément revendiquées. Très vite Russian Standard s'octroie plus de 60 % du marché haut de gamme russe - même si c'est à peine plus de 1 % du total consommé sur place. Depuis deux ans cap à l'international. D'abord aux États-Unis où Tariko vient titiller la Grey Goose d'origine française rachetée par Bacardi il y a trois ans. Puis l'Allemagne et maintenant la France. Avec un accueil prometteur : Russian Standard s'installe dans les hôtels chics et bars de nuit mais aussi sur les rayons de Carrefour Auchan et Cora. « Mon histoire plaît » constate le magnat amusé. Surtout le marché est en plein boom. Dans le monde la vodka représente 41 % des ventes de spiritueux contre 17 % pour le whisky. Paradoxe français ici c'est l'inverse : 38 % pour le whisky contre 5 % pour la vodka. Mais la croissance de cette dernière s'envole : + 17 % l'an dernier. Après avoir vendu 14 million de caisses de 9 litres l'an dernier Roustam Tariko table sur 23 millions cette année soit plus de 50 % de hausse. L'an prochain il vise les 3 millions. « Ça va plus vite que prévu. On veut dépasser Stolichnaya et ensuite rattraper Absolut » annonce-t-il. Rien que ça ! Ces deux rivaux en ligne de mire du tycoon russe sont justement au coeur des convoitises. Pernod-Ricard (qui possède déjà Wyborowa et Zubrowka) distributeur de Stolichnaya est candidat à son rachat auprès des autorités russes. Il convoite également Absolut numéro deux du marché valorisé entre 3 et 4 milliards d'euros mis en vente par l'État suédois en compétition avec l'américain Bacardi (Eristof Grey Goose). Source : lefigaro.fr
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