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TECKTONIK, PHENOMENE CULTUREL OU VRAI BUSINESS ?

Pour faire un historique rapide, car maintenant tout le monde connaît l’origine des Tecktonik, sachez que c’est le nom raccourci des soirées « Tecktonik Killer » du Métropolis à Rungis… Depuis, c’est aussi le nom d´une marque de vêtements, d´une boisson énergétique et de plusieurs compilations de « Hardstyle » produites par les Dj’s coutumiers du Métropolis… Mais nous en reparlerons plus tard. Ce qui fait la succès du concept aujourd’hui c’est bien sûr cette danse si particulière qui se pratique dans les soirées… On a commencé à la découvrir dans les années 2000 sous l’appellation « Milky Way », puis « Tecktonik »… Le concept ? Heuuuu… Bah en fait, tu fait tourner tes bras au dessus de ta tête, puis tu te déboîtes les clavicules, les genoux et autres articulations du corps afin que tu ne ressembles plus qu’à un pantin désarticulé… Mais franchement l’effet est saisissant. D’ailleurs, si en soirée tu te retrouves pris entre plusieurs adeptes de la Tecktonik, fuit où le K.O te guette… Mais la technique s’est tellement développée qu´ont commencé à avoir lieu les premières « battles » ces dernières étant ensuite diffusées sur des sites web de partage de vidéos. D’ailleurs, aujourd’hui, les danseurs ont une place prépondérante dans la danse Tecktonik. Certains d´entre eux ont acquis une grande renommée grâce à internet. Selon un sondage publié par le site « HardMotion » en Mai 2007 sur un panel de 1550 individus, il est clair que Tecktonik comprend déjà ses propres stars, tels Treaxxy, Vavan, Micktazz, LeCktra, Spoke, Jey-Jey, Calimero, Nemoo, Maestro, Jack Herror, Neeko ou encore Karmapa.
TECKTONIK, NOUVELLE « FIEVRE DU SAMEDI SOIR »…

Au niveau des soirées, il faut préciser que les « Tecktonik Killer » ont été organisées en 2000 par Cyril Blanc et Alexandre Barouzdin (membres de l´équipe artistique du Metropolis) dans le cadre de leur projet, « Tecktonik Events », dont le but était de promouvoir le « hardstyle » et le « jumpstyle » en France pour rattraper le retard pris par rapport à des pays comme la Belgique ou les Pays-Bas. Son créateur, la définit comme étant « le point d´impact entre la musique « hardteck » des pays du nord de l´Europe tels que la Belgique, les Pays Bas voire l´Allemagne, et les mouvements de tendance techno issus principalement d´Italie, constituant ainsi le mouvement musical hardstyle ».Ce projet prévoyait, pour le « Métropolis », la création de trois types de soirées où devaient se réunir les plus grands Dj’s hardstyle et électro : les soirées « Blackout » (House/Electro), les soirées « Electro Rocker » (Electro) et les soirées « Tecktonik Killer (Hardstyle/Jumpstyle) »…Elles se déroulaient pour la plupart au Métropolis à Rungis, mais aussi dans plusieurs autres boîtes de nuit qui ont proposé des évènements similaires, telles que l´Amnésia ou le 287. Des clubs étrangers ou provinciaux ont aussi adopté le concept des soirées « Tecktonik Events » (notamment en Suisse). Le succès est immédiat et si grand que qu’une ligne de vêtements est créée avec pour logo un aigle de style germanico-romain estampillé du mot « Tecktonik » et d´une étoile. Précisons quand même que, contrairement aux idées reçues, l´aigle extrait du logo n´a rien à voir de précis avec le Reichsalder ne représentant qu´ici sa valeur héraldique, c´est à dire un symbole de force divine et de puissance, le mouvement Tecktonik à proprement parler ne véhiculant aucune idéologie particulière. Aujourd´hui « Tecktonik » correspond aussi à des compilations sur CD des mix « Hardstyle » diffusés lors des soirées « Tecktonik Killer » et à une boisson éponyme. Les rassemblements « Tecktonik » attirent depuis quelque temps de plus en plus de monde et le Métropolis (d´une capacité de 8000 personnes) est systématiquement complet. Aujourd’hui, la « Tecktonik » est devenue un phénomène culturel exceptionnel… On voit de plus en plus de jeunes entre 15 et 20 ans se revendiquer « Tecktonik », bien que n´ayant jamais participé à une soirée : les discothèques de province où on passe du « Hardstyle » et où dansent les amateurs de « Tecktonik » sont rares, surtout hors des grandes villes telles que Lyon, Lille ou Marseille ou encore Nice. Au delà de l´effet de mode, il existe réellement un « mouvement tecktonik », alimenté par quelques adeptes de longue date. Celui-ci s´inscrit dans la droite ligne du mouvement des « rave » et de toute la sphère de la musique techno. D´inspiration néo-punk, ces jeunes de 18 à 30 ans semblent voir la vie et la société comme des fatalités auxquelles on ne peut échapper, et dont il est possible de s´extraire par le biais de la danse.
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