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« JE PENSE UNDERGROUND DONC JE SUIS… »
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Hier reclus et adressée un microcosme tant culturel, musical que social, la Culture Underground s’ouvre aujourd’hui à un public plus vaste, une population avide de découvrir des choses nouvelles, qui existent certes déjà, mais tout du moins les faire ressortir au grand jour. Maintenant, il est de bon ton de se dire « Underground » dans son mode de vie. Alors l’underground est-il devenu « branché » ? Assiste t-on à l’émergence d’un nouveau phénomène de mode ? N’est-ce pas la mort de l’Underground, le vrai ? Une question demeure… Sait-on vraiment ce qu’ « Underground » veut dire ? Je n’ai pas la prétention de répondre à ces questions ni celle de me considérer comme quelqu´un d’« Underground », mais c’est juste une envie de vous éclairer sur cette « sub culture » qui, aujourd’hui, sort des bas fonds pour truster le devant des différentes « scènes » de la vie. L´underground c’est une culture, un état d’esprit, une âme…
ETRE UNDERGROUND, C’EST QUOI ? C´est certes une façon d´être, de vivre et de réagir au monde qui nous entoure mais c’est aussi le simple fait d´éviter au maximum tout ce qui est « mainstream ». Etre « Underground » c’est avoir une forte ouverture d´esprit, une envie irrésistible d´enfreindre les lois, une chose qui nous soude et nous rends plus fort… C’est un peu tout ça… L’Underground c´est avant tout un état d´esprit, celui de vouloir se faire plaisir sans s´occuper de ce que pense les autres. Pouvoir faire ce que l´on veux, sans avoir à se justifer. Ne pas prendre en compte le fameux bon sens morale que nous impose le monde dans lequel on vit, ce faire plaisir sans penser au reste. C´est un peu être libre en somme. Cela se traduit de différentes façon, par exemple c´est vouloir écouter de la musique électronique, celle qui nous plait, allez la chercher plus ou moins loin, la choisir avec nos oreilles et notre coeur sans avoir à être influencé par telle radio ou tel courant musical. Lorsque l´on arrive à se faire plaisir de la sorte, on comprend enfin la manipulation constante qui nous entoure. Constamment, les médias nous rappellent ce qui est bien pour nous, et bizarrement c´est souvent assez éloigné de ce que nous pensons au fond de nous. Peut-être qu’un côté Underground sommeil dans chacun de nous, il suffit juste de ne pas avoir peur de l’exprimer… Ceux qui ont su le faire se sont retrouvés dans un microcosme artistique, culturel et social, développant leurs idées, idées et projets qui aujourd’hui sont bel et bien devenus branchés. Cette âme underground à coté plutôt positif : Le fait de se serrer les coudes. Et oui petit paradoxe, bien qu´il s´agisse avant tout de se faire plaisir, on prend conscience de la difficulté de la chose et c´est donc quasi naturellement que l´on aide tout ceux qui comme nous essayent de se faire plaisir. C’est sans doute ce qui explique la « communauté underground ». Tout ces gens issus d´univers et d´éducation différente se retrouvent ensemble pour faire la fête sans concession. Tous plus ou moins potes sans pourtant avoir grand chose en commun à part l´underground ! Etre « Underground » c´est peut-être aussi de refuser de grandir, car cela demande de faire des concessions sur son mode de vie, ses fréquentations, ses sorties, ses dépenses d´argent. Etre Underground c´est vivre sans concession face à la société qui trace une voie à l´avance. Etre underground c´est prendre les chemins de traverse, c´est se compliquer la vie pour mieux l´apprécier. En gros être underground c´est tracer sa propre voie refusant toute compromission dans un but mercantile… En tout cas c’était comme ça au début… Dans les faits, l´underground c´est La Factory, le Larzac. Le Deuxième Sexe, Yves Klein et les débuts du body art, Andy Warhol, le théâtre de rue, le LSD, Guy Debord et les situationnistes, les Freaks et les lunettes Bonzo, Pierrot le Fou, mai 68, la musique électronique, rock et punk, l´écologie, Green Peace… Bref le kiffe !
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