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Antoine Baduel



Antoine Baduel, animateur emblématique de « l’Happy Hour », c’est sans doute le rire le plus reconnaissable, mais aussi le plus acerbe de la bande F.M. Antoine Baduel, c’est aussi l’heureux directeur d’FG Dj Radio, la station la plus branchée du moment, instigatrice de l’électro en France et à l’origine de l’éclosion de bon nombre de Dj’s. De retour de Miami, il revient pour nous sur ses projets et sur l’actualité de la radio…

Propos recueillis par Chris & Nico

NightLife : Antoine, tu rentres de la Winter à Miami, dans quel état d’esprit es-tu ?
Antoine Baduel : Je reviens plein d’enthousiasme. C’était très différent cette année. Déjà, le climat n’était pas trop avec nous, ce qui a permis un resserage des soirées. Elles étaient beaucoup plus ouvertes à tout le monde. Nous avons constaté que le marché de la Dance Music était entrain de bien évoluer et de s’ouvrir de plus en plus. D’habitude, aux Etats-Unis, c’est un univers qui est réservé aux villes comme New-York, Los Angeles ou Miami, mais là il y a un profond élargissement. Même si ce genre musical reste pointu dans un pays où le Hip-Hop prédomine, de plus en plus de gens s’y intéressent. Donc je suis très optimiste.

Quels étaient les objectifs de FG Dj radio pour cette Winter ?
Personnellement, j’ai eu une approche très journalistique de l’événement… Pour moi c’est l’heure des bilans. J’ai pris beaucoup d’informations, j’ai tenté de repérer les Dj’s qui sortaient du lot et ceux qui ont la côte. Je vais là-bas pour constater les grandes lignes de la musique de l’année prochaine. Et, effectivement, on a pu voir un retour en force de la Soulful et l’avènement de plus en plus prononcé de la minimale allemande.

Quels sont les Dj’s français qui peuvent tirer leur épingle du jeu ?
Sans aucune hésitation, je dirais Bon Sinclar. Lui, il peut vendre des disques là-bas c’est une certitude. La “French Touch“ n’est pas populaire aux USA, c’est encore réservé à une élite, mais lui, il arrive à toucher plus de monde.

Au niveau du business, est-ce vraiment l’endroit pour signer ou labéliser des titres ?
Je dirais que non, la Winter reste très cloisonnée. Ce qui a vraiment changé à Miami, c’est internet. Les Dj’s s’échangent les morceaux toute l’année ou avant de partir, ce qui fait que la conférence n’est plus vraiment un endroit ou les professionnels découvrent réellement des nouveautés. Et puis, il faut avoir une vraie notoriété pour “pénétrer“ les lieux de deals. C’est surtout l’occasion de se retrouver tous ensemble ou de mettre des noms sur des visages.

Pourrait-on imaginer voir ce genre de manifestation en Europe ?
Le seul endroit susceptible d’organiser un tel rassemblement de Dj, ce serait Ibiza. Pour accueillir une manifestation comme la Winter, il faut une alchimie, un climat spécial. Miami est idéale pour ça... Quand c’est l’hiver en Europe, il fait 30° là-bas, c’est le top.

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