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LAURENT WOLF

Par Nicolas George le 09-11-2010
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Après le véritable carton de son titre « No Stress », Laurent Wolf revient sur le devant de la scène avec « Wash My World », son nouvel album ! Un opus qui s’annonce résolument dancefloor, avec les différentes tendances de l’électro actuel ! Un must en perspective ! De la Winter Music Conference au Festival Inox en passant par la Star Academy et David Vendetta, Laurent Wolf est dans Nightlife ce mois-ci, pour notre plus grand plaisir, comme d’habitude !

— > Propos recueillis par Nicolas George

Nightlife : Laurent, parle nous un peu de ton carton du moment : « No Stress »...

Laurent Wolf : « No Stress » est une histoire qui date de l’an dernier. J’avais fait une soirée à l’île Maurice, et le lendemain, lors d’une sortie, j’ai rencontré Eric Carter, le chanteur. C’est quelqu’un qui a 3 octaves. Il part de très bas et peut monter très très haut. Ce qui est marrant avec « No Stress » c’est que la plupart des personnes qui écoute le titre me dit « Waouh ! Super la chanteuse que tu as trouvée ! ». En fait ce n’est pas du tout une chanteuse, c’est bel et bien un garçon ! Il participe au phénomène actuel où on a envie d’entendre des voix décalées. Lorsqu’on entend Eric chanter, il se passe quelque chose.

Après le carton de ce titre, on murmure la sortie d’un nouvel album courant avril... Tu nous en dis un peu plus please !

Mon prochain album s’annonce résolument dancefloor, il affichera les différentes tendances de l’électro actuel tout en délivrant des messages qui me tiennent à cœur. Il s’appellera « Wash My World ». Un titre qui me plait particulièrement, c’est « My Song », chanté par Sandra Batini. C’est une fille qui arrive dans un endroit qu’elle croit être le paradis, il n’y a pas de fleurs, pas de nature, il n’y a personne et elle est seule dans une pièce toute blanche. J’aime beaucoup le message de ce track. Est-ce que ce n’est pas ce qui nous attend sur terre si on continu à ne plus la respecter ? Car finalement on marche comme des robots, comme des machines, à faire nos trucs de tous les jours sans se préoccuper des conséquences de certains de nos gestes.

Le slogan « Wash My World », le lecteur couleur pelouse bien net, bien propre... Y’a-t-il un sens caché « écolo » derrière tout cela ? (rires)

En fait non, je ne fais pas du tout de politique. C’est un album qui parle des problèmes actuels. Aujourd’hui on y est, on a passé l’heure du bilan, nous devons tous agir. Le message que j’essaye de faire passer dans l’album c’est qu’il est nécessaire d’être au service de l’écologie pour assainir ce que l’on a dégradé depuis tant d’années. J’avais envie qu’à travers la musique électronique on fasse marche arrière sur les dégradations, la sur pollution, la déforestation... On peut très bien, même sur l’électro avoir un message intéressant qui parle de demain.

Comme le précédent, tes fans pourront ils profiter des dernières technologies avec ton disque ? (Opendisc...)

Exactement, nous allons évidemment le refaire. Cette fois ci l’Opendisc aura encore plus de vidéos, de remix inédits qui ne sortiront pas dans le commerce. Pour ceux qui achèteront l’album et qui ne le téléchargeront pas, il y a aura plein de bonnes choses à découvrir.

Tu viens de faire une date à l’Olympia... Alors, pas trop eu le trac ?

Ca va (rires). L’Olympia pour moi est un endroit particulier ? Pas parce que c’est « l’Olympia » mais parce que contre l’Olympia il y a le « Boys » ! C’est là où j’ai découvert les nuits Parisiennes.

Tu vas bientôt également retrouver ta chère ville de Toulouse avec son Festival Inox...

Et tu vas également bientôt joué au Vip du Luxembourg et au ByPass à Genève... Comment appréhendes tu ces dates ? C’est toujours un plaisir de retrouver ces endroits là mais je n’ai pas vraiment de clubs fétiches. Je ne m’arrête pas à la taille, aux décors ou au prestige du club. Il y a des fois ou j’ai passé de très bonne soirée dans des clubs très simple. Je pense que c’est la soirée le plus important ce n’est pas ni le lieu ni l’endroit ni la clientèle. Il y a des soirées qui sont magiques et il y en a d’autres qui le sont un petit peu moins, c’est comme ça.

Des clubs underground type Rex, Social Club, Studio 88... C’’est fini pour Laurent Wolf ou ça te plairait d’y jouer ?

Je prépare une tournée Live acoustique ou je me déplacerai avec certains de mes chanteurs et des musiciens. Je pense que ce type de prestations conviendra d’avantage aux clubs que tu m’as cité.

Tu as fait une petite apparition à la Star Ac... Comment as-tu débarqué comme « professeur » éphémère au château ?

J’ai dit oui à la Star Ac parce que je suis pour ce geste de donner, de faire découvrir tout les ans un nouvel artiste, lui donner sa chance, lui sortir son album. Je trouve que c’est un beau geste et en plus c’était vraiment sympa de venir jouer avec eux de rentrer dans le château, c’est quand même assez marrant comme expérience et je regrette pas du tout si c’est à refaire je le refais de suite.

Faire une « DJ » Academy : bonne ou mauvaise idée ?

Je trouve que ce serait une bonne idée parce que cela donnerait la chance à un nouveau DJ d’être propulsé DJ Star. Je ne m’y verrais pas en tant que directeur parce que moi ce qui me plairait serait d’être prof, pour être sur le terrain, voir les jeunes, leurs manières de découvrir le mix, d’évoluer, de progresser. Je pense que c’est la partie la plus intéressante, plus qu’être directeur ou donner des notes un peu comme un critique.

Tu as longtemps côtoyé et travaillé avec David Vendetta... Quelle vision as-tu de son succès actuel ?

David est quelqu’un de simple et humain, c’est génial de savoir qu’en studio on passe vraiment des heures, des jours, des nuits entières pour essayer de faire des tubes. C’est un travail beaucoup plus difficile que d’être DJ, et je sais qu’il a travaillé dur pour ça et franchement il mérite vraiment le succès qu’il a eu parce c’est un passionné...David, c’est un passionné voilà tout.

A quand un duo ou un battle « Wolf/Vendetta » derrière les platines ?

S’il y avait un « Battle », il n’y aurait que le mot alors. Je considère vraiment David comme un pote, et on partage la même passion. D’ailleurs nous nous sommes retrouvés il y a quelques mois à Eurexpo (Lyon) où l’on a fait une soirée vraiment sympa. La réussite à travers un pote, ça fait plaisir forcément.

« Wash My World », sortie prévue début Avril 2008 - www.laurentwolf.com

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