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PINK

Par Nicolas George le 20-07-2010
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P!NK, l’épine du rock !


Attisant la flamme de son côté rock et rebelle et flirtant toujours entre diva extravertie et pop star charismatique, P!nk reste un personnage à part, sur une scène musicale internationale parfois aseptisé, entre Bimbos de Promo et Starlettes Ephémères. Entre la sortie de son dernier album et son featuring avec Eminem, on retrouvera sa bobine lors de plusieurs festivals en Europe cet été ! De quoi voir la vie en rose avec P!nk ! Epines comprises…


En trustant les programmes des festivals de cet été, j’y ai vu des noms magnifiques… De Massive Attack à Mika en passant par Jamiroquai ou NTM, je me suis dit que ces seuls noms suffisaient pour me donner envie de me déplacer en festoches. Et puis en regardant de plus près, un autre nom est venu truster mes bons souvenirs de fan de pop et de rock : celui de P!nk, programmé dans de nombreux événements cet été, et de passage en France au Main Square Festival d’Arras et au Festival de Nîmes, début juillet… Car ne nous voilons pas la face, P!nk ne se cachera jamais derrière ses 35 millions de disques vendus pour jouer les divas de la scène. Là où d’autres pop-starlettes ne jureraient que par du playback ou des featurings de quelques minutes, P!nk aime se jeter dans l’arène, dans la gueule du public, quitte à y laisser des plumes. Car le Live, la scène, c’est une des raisons de vivre de sa carrière.

C’est que notre petite « Rose » internationale collectionne les tubes et les récompenses comme d’autres s’enfilent les séjours en réhab ou les scandales sur papier glacé. Plus sexy qu’une Lady Gaga ou qu’une Amy Winehouse mais ne boxant pas dans la même catégorie « poids plume et déhanché de bassin » que Beyoncé ou que Shakira, P!nk ne mise pas sur son Sex Appeal pour vendre des disques ou gagner le cœur du public. Elle reste authentique, fait la musique qui lui plait et sait se mettre en danger pour surprendre son public. S’associer sur un featuring avec le méchant rappeur Eminem ? No problemo poto, elle signe un duo avec le natif de Détroit sur son nouvel album « Recovery »  (il a aussi invité Rihanna sur cet opus) : « Il faut entendre ces deux morceaux pour vraiment comprendre de quoi il s’agit, explique le rappeur qui avait déjà collaboré en 2000 avec une autre artiste pop, Dido, sur le tube Stan. Lorsque je travaillais sur la chanson « Won’t Back Down », je sentais que Pink allait vraiment assurer. Je l’ai appelé et elle a accepté l’idée". Un titre qui flirte déjà avec le statut de single potentiel !

R&B, Girls Band puis Punk Attitude !
Rester authentique et ne pas tout accepter, uniquement dans le but de percer ou d’être signé par une maison de disques, voilà un des crédos de P!nk. Là où bien d’autres artistes perdent la face en se prostituant musicalement derrière les sirènes hurlantes de la gloire, agitées par quelques producteurs vautours, P!nk n’est jamais tombé dans le « conventionnel ». Ou en tout cas pas assez longtemps pour porter l’étiquette galvaudée « d’artiste commerciale ». Retour aux sources… Après une expérience ratée dans un groupe de R&B à ses débuts (P!nk aurait elle pu être une Pussycat Dolls ou une Destiny Child en puissance ? Parfois la musique sait être salvatrice !) puis dans un « girls band » (sic !), Alecia Beth Moore (son vrai nom… Bon ok, comme ça, c’est vrai, c’est tout de suite moins glamour. Ou quand le pseudo, aussi, rend sexy !), donc Alecia Beth Moore, disais-je, se rend bien compte que l’avenir musical à plusieurs, eh bah… Ce n’est pas pour elle ! Après ses mésaventures avortées (une chance pour nos oreilles), les dirigeants de LaFace Records lui proposent un contrat d’enregistrement. Puis sortie d’un album aux sonorités R&B, « Can’t Take Me Home », assez conventionnel et bien loin du son P!nk tel qu’on le connaît aujourd’hui. Pas besoin d’être devin pour comprendre qu’Alecia a dû se plier aux exigences de son label… Elle le reconnaît aujourd’hui et avoue n’aimait ni la musique, ni son look d’antant, lui aussi sans doute imposé par ses producteurs artistiques.

Attention, rose piquante !
A l’époque, l’extravagante Américaine arbore une coupe de cheveux à la garçonne, au rose pétant, en hommage à son nom de scène. Car ce sobriquet lui vient de son enfance et non de la couleur de cheveux qu’elle avait au début de sa carrière. Mais déjà à cette époque, elle montre à travers sa musique qu’elle est une forte personnalité et une « riot girl » qui s’assume, dans ses textes, comme dans sa vie. Quand on lui demande si cela s’est toujours bien passé avec ses « songwriters », P!nk répond : « Cela dépend toujours de mon état d’esprit du moment. Le plus important est que je puisse établir une totale connexion avec mon songwriter. Pour mon 1er album, « Can’t Take Me Home », c’était plutôt chante et bye-bye. Pour mon second opus, « M!ssundastood », je me suis vengée et je me suis acharnée sur mes songwriters ». Pari gagné car c’est avec ce deuxième album que la belle gagne définitivement le cœur du public et un statut de star internationale. Au rang des succès incontestés, « Let’s Get Party Started » et ses 16 millions de copies écoulées (et disque d’or ou de platine dans plus de 20 pays). Les autres singles deviennent vite des classiques : « Don’t Let Me Get Me », « Just Like A Pill » et « Family Portrait », une chanson plus intime puisqu’elle y dévoile le divorce de ses parents.

Sexe, Rock et Mecs Tatoués !
Pink voit la vie en rose et l’avenir version « vert dollar », même si la popstar est loin d’être une flambeuse. Une vie colorée qu’elle dessine jusque dans les tatouages de ses « boyfriends » ; P!nk aime le rock, la rebelle attitude, et pour elle, un mec doit être un mec. Après l’ultra tatoué chanteur du groupe Rancid, Lars Frederiksen, elle jette son dévolu sur Carey Hart, un pilote de Motocross. Love at First Sight & « Hart » Attack jusqu’au mariage… dont la demande, originale et boueuse, a fait le tour de la planète et des tabloids : « Lors des courses, ses mécanos lui écrivaient des messages sur une pancarte genre « Respire à fond, détends- toi, tu es quatrième » ou « tu es magnifique, tu es chaud ». Pour cette course j’avais dit à Carey que j’écrirai moi-même les inscriptions. Pendant la course et j’ai brandi un écriteau « Veux-tu m’épouser ? ». Et il a accepté… ». Un mariage en 2006, puis une séparation en 2008, pour au final remettre le couvercle quelques mois plus tard. Ca valait bien la peine, tiens ! P!nk a toujours su flirter, au sens propre comme au figuré, avec une sexualité ambiguë… P!nk s´est fait remarquer en embrassant l´actrice Kristanna Loken aux World Music Awards 2003 à Monte Carlo, et a déclaré avoir eu une petite amie à l´âge de treize ans, qui l´aurait quittée pour son frêre. Même si elle nie être lesbienne, P!nk aime cultiver cette ambiguïté qui lui colle si bien à la peau…
Entre les cartons de ses premiers singles et son mariage / divorce / re-coucheries, des tubes, à la pelle et une carrière qui ne s’essouffle pas : un titre « Trouble » qui lui rapporte un Grammy Awards, un album « I’m not Dead » et son single phare « Stupid Girls », qui cartonnent à travers le monde, et une nouvelle étiquette d’artiste engagée avec « Dear Mr President », pamphlet anti-Bush qui lui attire sympathie des opposants et foudres des partisans. Sans parler de l’énormissime « So, What », sur son cinquième album, « Funhouse », véritable tuerie musicale à coups de riffs de guitares endiablées et de basse qui claque ![] A ce jour, l’album s´est écoulé à plus de 5 millions d’exemplaires.
Après un passage époustouflant à Paris-Bercy ainsi qu’à Nice pendant l’hiver dernier, P!nk se produit dans différents pays cet été pour présenter son dernier album « Funhouse ». Avec à son programme, plusieurs festivals européens et notamment le Main Square Festival d’Arras le 4 juillet puis le Festival de Nîmes le 6 juillet. Une occasion supplémentaire pour découvrir ou retrouver toute l’énergie de la Rock Star américaine sur scène ! Sortez vos tatouages, on ne sait jamais !


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