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TONY PARKER

Par Nicolas George le 09-11-2010
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On l’avait bien vite classé « Star du basket » ou « Futur époux d’Eva Longoria » mais c’était sans compter sur cette envie qui lui titillait les tympans depuis quelques années à notre Tony Parker national : sortir un disque aux influences Rap / Hip Hop. Un rêve de gamin qui devient réalité pour TiPi et pour lequel il a su s’entourer des plus grands représentants de la scène française (Skalp, Eloquence, Soprano, Booba, Don Choa...). Un résultat surprenant et plutôt réussi, avouons le. A écouter sans temps mort, histoire de connaître ce bel opus de Tony, par cœur.

Propos recueillis par Nicolas George


On l’avait bien vite classé « Star du basket » ou « Futur époux d’Eva Longoria » mais c’était sans compter sur cette envie qui lui titillait les tympans depuis quelques années à notre Tony Parker national : sortir un disque aux influences Rap / Hip Hop. Un rêve de gamin qui devient réalité pour TiPi et pour lequel il a su s’entourer des plus grands représentants de la scène française (Skalp, Eloquence, Soprano, Booba, Don Choa...). Un résultat surprenant et plutôt réussi, avouons le. A écouter sans temps mort, histoire de connaître ce bel opus de Tony, par cœur.

Propos recueillis par Nicolas George

Nightlife : Sur ton CV, il y a : « Tony Parker, fabuleux basketteur, futur époux d’une des plus belles femmes au monde et nouveau venu dans le monde du Rap ». Ca va, il y a pire ! Cet album c’était quoi, un rêve de gosse, un caprice de star, un hommage à la musique que tu écoutes ?

Tony Parker : (Rires) Merci pour le CV... En fait cela fait un bout de temps que je suis sur la préparation de cet album, car j’ai toujours rêvé d’en sortir un. J’ai grandi avec la musique Rap, j’ai été bercé par elle, mon père en écoutait tout le temps et donc c’était normal de revenir aux sources de ce que j’aime...

Tu as quand même voulu te faire plaisir avec cet album...

C’est vrai mais cela fait 3 ans que je bosse dessus, ça ne date pas d’hier cette envie ! Et puis, je voulais aussi faire passer un message à la nouvelle génération. Je sais que par la musique, par les mots, tous les messages passent mieux... Je veux sortir de l’étiquette du « sportif qui fait son petit album » car à mes yeux, ce n’est pas juste un « one shot ». Si ce premier album fonctionne, j’aimerais vraiment en faire un deuxième.

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Tu as réuni une pléiade d’artistes reconnus comme Booba, Soprano des Psy4 de la Rime, Don Choa de la FF... Peux tu m’en dire plus sur ta collaboration avec ces artistes ?

Ce n’était pas évident de faire des featuring sur un premier album, car certains rappeurs avaient peur pour leur image. Avec Booba, il y a une réelle amitié entre lui et moi. C’était tout naturel qu’il soit sur le projet. Sinon j’ai toujours été fan de la FF et donc je voulais avoir Don Choa avec moi. La FF, c’est le 1er album que j’ai écouté quand j’étais jeune et qui m’a fait aimer cette musique. Soprano, j’adore ce qu’il fait. Un futur très grand.

« Je veux sortir de l’étiquette du « sportif qui fait son petit album »

« Balance toi » est le premier single tiré de l’album et passe déjà en boucle à la radio...

Oui ce premier single a un son club, c’est un choix qui reflète ma personnalité car c’est un morceau festif... Ce n’est peut être pas le morceau de l’album que je préfère mais c’est celui me correspond le mieux dans le côté « positif et festif ». Le reste de l’album est plus éclectique, plus hip hop et on veut monter en force au fur et à mesure avec les morceaux qui vont suivre...

Il y a même un morceau en collaboration avec Grand Corps Malade, « Génération Motivée », qui est vraiment superbe !

Je voulais effectivement une belle plume pour ce morceau qui délivre un beau message pour les jeunes qui réussissent. Il a donc réécrit ce que je lui avais passé. C’est une chanson importante à mes yeux qui explique qu’avoir confiance en soit c’est une qualité. Souvent quand on a confiance, on croit qu’on se la pète ou qu’on a la grosse tête. En France, c’est sans arrêt vu de manière négative. C’est rageant. Je préfère avoir trop confiance en moi, aller de l’avant qu’être triste tout le temps ou avoir un esprit négatif...

Après ta carrière sportive, tu pourrais donc te reconvertir dans la musique ?

J’y pense... Et assez souvent même. C’est une idée qui me branche bien ! Faut juste voir si la mayonnaise prend ensuite...

Dans l’album, il y a aussi « Premier Love », une chanson dédiée à ton premier amour...

Je me suis toujours promis que j’écrirai un morceau à mon premier amour le jour où je ferais un album... C’est une fille qui m’a beaucoup marqué...
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Pas trop jalouse Eva Longoria quand elle sait ça ?

Si, ça l’énerve un peu quand même ! (Rires) Elle me titille là dessus « Et moi, pourquoi j’ai pas ma chanson ? ». Mais bon, sur le prochain album, elle en aura une belle qui lui sera dédiée !

Et elle préfère le Tony Parker version « Basketteur » ou version « Rappeur » ?

Les deux ! Elle aime bien le côté musique de son homme aussi ! (Rires) Et puis, la musique c’est une bonne balance dans ma vie de sportif... C’est un vrai bol d’air dont j’ai besoin ! Et pour autant ça ne m’empêche pas d’être performant sur les terrains !

« Premier Love est une chanson dédiée à mon premier Amour. Ce qui énerve un peu Eva Longoria ! »

Racontes nous ta rencontre avec elle... Comment a démarré votre Love Story ?

Eva est venue me voir à un de mes matchs, puis comme souvent on invite des stars à venir nous voir dans les vestiaires, et là, c’est elle qui est venue. Moi je ne savais pas qui c’était mais je disais à mes coéquipiers « Eh mais elle est pas mal quand même »... Elle est venue me parler un peu, elle m’a dit quelques mots en Français. C’était touchant...Puis après on s’est revu, et de fil en aiguille, on ne s’est plus quitté...

Je veux bouger en soirée avec Tony Parker, il m’emmène dans quels endroits ?

Aux Etats Unis, difficile de donner des lieux, mais le trio gagnant des villes où il faut faire la fête, c’est New York, Miami et Los Angeles ! Sinon en France, quand je vais à Paris, j’adore aller au VIP Room et au Queen le lundi soir pour les soirées Disco ! Oh oui, ça j’adore ! C’est extra, tout le monde danse sans se prendre la tête. Sinon dans les autres soirées, tout le monde te dévisage, c’est n’importe quoi... Au Queen tu es tranquille, il y a des belles filles, des gens qui ont de good vibes ! Un jour, j’ai dit à Booba de venir avec moi car il ne savait pas comment étaient les soirées le lundi soir là bas. Il me dit « Mais t’es fou de m’amener au Queen » et au final il a vraiment kiffé ! Et le pire, c’est qu’il y retourne maintenant !

Au fait, ça marche toujours le mythe du « petit frenchy » aux States auprès des américaines ?

Eh, eh ! Demandes à mes potes si ils ne s’éclatent pas quand ils viennent ici... Elles trouvent notre accent tellement charmant ! Si tu viens aux Etats-Unis, tu auras vraiment l’occasion de le vérifier et de t’amuser...

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