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ALICIA KEYS

Par Nicolas George le 09-11-2010
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D’un côté il y a les starlettes en plastique, les bombas télévisuelles éphémères ou les riches héritières reconverties en chanteuse d’un soir… De l’autre, totalement à l’opposé, il y a l’artiste, la diva au sens noble du terme. Vous savez, ce type de personnalité qui marque le monde musical de son empreinte… Bienvenue dans la galaxie Alicia Keys ! La perle rare de la Soul Music revient avec un nouvel opus aussi enchanteur que les précédents. Et à quelques jours de la sortie de « As I Am », Nightlife s’est penché sur les débuts de la belle que nous avons rencontré lors de son passage à Paris pour un entretien sans fausses notes. Alicia, emmènes moi encore au pays des merveilles…
Dossier réalisé par Nicolas George



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Si pour beaucoup le nom d’Alicia Keys est associé à l’incontournable « Fallin », ce titre n’est que le point d’orgue d’une route musicale tracée depuis toute petite… De mère italo-irlandaise et de père afro-américain, Alicia est née et a grandi à New York. Dès l’âge de 4 ans, Alicia réalise qu’elle a des affinités particulières avec la musique puisqu’elle chante déjà. A 7 ans elle joue du piano… Précoce la petite…
Alicia a grandi dans le quartier de Hell’s Kitchen à deux pas de la 42ème rue et de ses prostitués, dealers et maquereaux. Mais Alicia laisse tout cela à la rue et préfère se réfugier dans la musique et surtout dans le piano… L’univers d’Alicia, c’est Beethoven, Mozart, et Chopin (son compositeur préféré) mais aussi les grandes figures du jazz comme Marian McPartland, Oscar Peterson et Fats Waller…

La clé de Soul
Vers 13-14 ans, elle commence à écrire ses premières chansons et signe notamment « Butterflyz » (que l’on retrouvera sur son album « Songs in A Minor »)… Parmi ses inspirations on trouve Marvin Gaye (et son « What’s Going On », une de ses chansons cultes), Stevie Wonder, Nina Simone mais aussi Biggie, Tupac, le Wu Tang Clan et Jay-Z… Classique, Jazz, Soul, Hip-Hop : un cocktail d’influences riche et détonnant dans lequel la belle Alicia puise pour créer son propre style. Et c’est parti… La petite révolution musicale Alicia Keys est en marche, en façonnant un son totalement unique. Alicia continue à suivre des cours de chant jusqu’à 16 ans et achève en parallèle brillement ses études secondaires pour entrer à la Columbia University… C’est à ce moment que Jeff Robinson, son manager et frère de son prof de chant, organise ses premiers show case et se met surtout à la recherche d’un label. Après plusieurs désillusions et contacts qui n’aboutiront qu’à une volonté de « formatage R’n’B » de son image, Alicia cherche un nouveau contrat. Tout en continuant à se produire sur scène. C’est ainsi qu’elle sera repérée par le patron d’Arista en personne, Clive Davis. Alicia a alors 17 ans. Enfin, après des années de lutte et d’échecs, grâce à l’aide de Clive Davis, Alicia a la possibilité de pouvoir prendre sa carrière en main. « Clive Davis n’a pas essayé de me faire faire autre chose que ce dont j’avais envie. Je ne voulais pas que l’on me transforme en autre chose. Je voulais être moi-même ». Mais voilà que Clive Davis est licencié d’Arista Records. Qu’à cela ne tienne, Clive Davis embarque avec lui Alicia et quelques autres artistes sur son label « J Records »… And the story begins…
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12 Millions d’exemplaires pour son premier album…
Deux ans et quelques concerts plus tard, Alicia voit donc le bout de son rêve aboutir en sortant son premier album à l’âge de 20 ans, « Songs in A Minor ». Dès sa sortie, le 26 juin 2001, « Song in A Minor » démarre à la première place des classements outre-Atlantique et s’y maintient pendant 29 semaines ( !), avant de rester dans le top 20 et d’être certifié plusieurs fois disque de platine dans le monde. Le premier single, le fameux « Fallin », finit l’année à la deuxième place du Bilboard Hot 100, après avoir été n°1 pendant plusieurs semaines. Les critiques professionnels qualifient cet album de chef-d’œuvre, et pour preuve, certaines de ses chansons sont qualifiées de classique de la soul. Pour cet album Alicia reçoit cinq Grammmy Awards (la plus haute récompense musicale aux USA), ainsi que d’autres récompenses comme plusieurs Soul Train Awards, 2 Billboard Awards,... Au final il s’en vendra plus de douze millions d’exemplaires à travers le monde. Alicia nous offre là un album référence, véritable diamant dans un univers musical ultra cloisonné et standardisé. Mais aussi la B.O. idéale pour une nuit câline en amoureux… Miam… Alicia a finalement tout pour plaire.

Soul à tomber par terre
En 2003, Alicia Keys fait son come back dans les bacs avec un nouvel opus « The Diary of Alicia Keys ». Il faut dire qu’en terme de journal intime, la belle en connaît un rayon (ou plutôt des chapitres) puisqu’elle tient elle-même un « Diary » depuis l’âge de 7 ans…  L’originalité de cet album est un succulent mélange de R’n’B, de Soul et de Hip Hop. Cet album confirme tout le bien que l’on  pensait d’Alicia Keys qui nous offre, une fois encore, un véritable petit bijou des platines. « The Diary of Alicia Keys » reçoit lui aussi de nombreuses récompenses, y compris quatre Grammy Awards. Au final il s’en est vendu plus de 8 millions d’exemplaires. En 2004, Alicia, véritable touche à tout et superwoman artistique, sort un livre de poèmes intitulé " Tears for Water ", qui devient un best seller en quelques semaines. En octobre 2005, nouveau coup de maître avec la double sortie CD/DVD Live « MTV » qui se classent également numéro un des ventes dès leurs sorties.
Mais Alicia est aussi une reine de cœur, car dès 2002 elle commence à soutenir l’action de l’association " Keep A Child Alive " qui fournit des médicaments contre le sida aux enfants du tiers monde. Durant l’année 2006, Alicia voyage à travers l’Afrique pour cette association, et parraine la construction d’une clinique en Ouganda. Pour récolter des fonds pour l’association, Alicia écrit avec Bono une chanson " Don’t Give Up " dont les fonds reviennent à l’association. Elle crée aussi sa propre association " Frum Tha Ground Up " pour aider les jeunes talents à réaliser leurs rêves. Alicia, au final, c’est un peu la femme que tous les mecs aimeraient épouser… Le 7 Juillet 2007, elle participe au concert international Live Earth pour la cause de l´environement. Elle y interprète 4 titres dont un inédit : "That´s The Things About Love". Un titre qui sera présent sur son 3ème album studio qui sortira le 6 Novembre 2007.
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Alicia, l’antichambre de la Bimbo Attitude
La musique d’Alicia Keys est un savant mélange de classique, de soul et hip hop. On entend parler de néo-soul, de hip-hop/soul ou de urban soul mais peu importe les noms ou qualificatifs, Alicia Keys a su créer sa propre identité musicale tout au long de ses albums qui reflète ce qu’elle est tout simplement. Et nul besoin pour la belle d’étaler sa plastique en couv’ des mags masculins ou dans les calendriers « spécial routiers ». Non, Alicia Keys, c’est un cocktail détonnant et explosif de glamour, de grâce et de beauté sans artifice et surtout, sans avoir à utiliser une surexposition médiatique. L’opération séduction est lancée et la miss n’a nullement besoin de jouer à la bimbo du samedi soir (qui a dit comme Britney, Beyoncé et Christina ?) pour attirer tous les regards sur elle… D’autant qu’Alicia Keys sait rester ultra discrète sur sa vie amoureuse et intime (non, non vous ne trouverez pas de vidéos intimes d’elle sur E-Mule !), ce qui suscite, encore plus d’attirance autour de ce mystère si bien caché. Mais ne cherchez pas l’heureux élu de son cœur dans l’univers « Strass et paillettes » : « Je préfère fréquenter des mecs qui n’ont rien à voir avec le show-business. Les ego y sont trop développés et les hommes célèbres ont l’habitude de se voir tout apporter sur un plateau, y compris les femmes […] et couchent avec une quantité de bimbos ». En attendant, la belle semble vraiment avoir tout compris aux hommes et conclut d’une fort belle manière: « J’ai conscience que l’amour est un travail de tous les jours, pas juste un coup de tête ».

Discographie Alicia Keys
2001 : Songs In A Minor (n°1 USA / n°6 UK / n°12 France)
2003 : The Diary of Alicia Keys (n°1 USA / n°13 UK / n°5 France)
2005 : Unplugged (n°1 USA / n°52 UK / n°20 France)


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