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VANESSA DEMOUY & PHILIPPE LELOUCH

Par Nicolas George le 09-11-2010
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« LE JEU 2 LA VERITE » : LE RAYON DE SOLEIL DE LA RENTREE...

A la ville comme sur scène, Philippe Lellouch et Vanessa Demouy forme sans doute le couple de la rentrée théâtrale et cinématographique. Après le succès du « Jeu de la vérité » (dont Philippe est l’auteur), la pièce va être adaptée au cinéma par Dominique Farrugia et produit par Luc Besson. En attendant, ils sont de retour au théâtre de la renaissance pour le deuxième volet : « Le Jeu 2 la vérité »... On nous annonce des rebondissements et du rire, j’en ai déjà goûté les prémices, pas au théâtre, dans un café...

Propos recueillis par CHRIS


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NightLife : Faire la suite d’une pièce à succès, ça peut être « casse gueule »...

Philippe : Oui, c’est sûr, c’est surtout qu’au début je trouvais ça ringard de faire une suite. C’est une flippe de tous les instants. On a tellement pris de plaisir sur la première qu’on se demande si on peut vivre ça deux fois...

Vanessa : Et puis les gens étaient si contents et réceptifs, qu’on s’est dit pourquoi pas. Philippe : C’est un grand défi pour nous et un vrai plaisir, on est tellement habitué aux salles qui se lèvent qu’on ne veut pas décevoir. On veut prouver qu’on est pas manchot (rires) !

Philippe, comment est venue l’idée du « Jeu de la Vérité » ?

J’ai des films cultes comme « Un éléphant ça trompe énormément » de Claude Sautet. Il parle des quadragénaires des années 70, comme beaucoup d’autres films de l’époque d’ailleurs qui parlaient de cette génération. Aujourd’hui, les quadras ont beaucoup changé et on ne parle plus d’eux. Ils sont habillés comme leurs gamins, ils ont des soucis différents de ceux de l’époque, il y a de vrais problèmes de générations, avec des familles recomposées, la libération de la femme... On est pris entre les valeurs libertaires de 68 et nos pères. Entre les deux, il faut qu’on trouve nos marques... C’est parti de ce principe...

Peux-tu me faire le pitch du « Jeu 2 de la Vérité » ?

Je ne vais pas tout te révéler tu te doutes bien... Je peux te dire que le rideau se lève trois mois après la fin du premier volet. Dans les personnages, il y en a deux qui se marient, et ça se passe deux heures avant le fameux mariage... Place à une multitude de rebondissements...

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Parles-nous du casting...

Philippe : C’est un casting « famillial ». J’ai tout de suite pensé à Christian Vadim pour l’un des rôles... On se connaissait déjà c’était parfait. Concernant David Brécourt, on ne se connaissait pas, on est devenu vraiment pote. Pour le rôle féminin, Vanessa s’imposait naturellement, c’est ma compagne (rires) ! Pour le second volet, David est remplacé par Jean Marie Lamour, encore un ami.

Vanessa : C’est primordial pour nous de travailler avec des amis, ca facilite les rapports, car il ne faut pas oublier qu’on part souvent en tournée dans toute la France, alors, avoir une bonne ambiance c’est très important.

David Brécourt a joué dans « Sous le Soleil », Vanessa dans des séries télévisées, c’est important pour le succès d’une pièce d’avoir des acteurs populaires ?

Philippe : Franchement, ça a des avantages et des inconvénients. C’est un avantage car cela nous amène une certaine presse, mais l’inconvénient c’est que les comédiens venant de la télé doivent faire leurs preuves et subissent parfois quelques aprioris.

Vanessa : J’étais vraiment attendue au tournant, j’ai eu l’impression de devoir faire plus mes preuves que les autres.

La pièce a connu un très gros succès en province. Y’a-t-il une différence avec le public parisien ?

Philippe : Beaucoup pense que le public parisien est blasé, mais ce n’est pas vrai ! C’est un public de connaisseur, je crois qu’il n’y a pas vraiment de différence. Que ce soit à Paris ou ailleurs, les gens viennent passer un bon moment.

Vanessa : En province, on sent que les gens savent qu’ils vont s’amuser. On les entend rire, taper des pieds, il y a une communion incroyable. Et puis, ils ont moins l’habitude que les parisiens de voir des spectacles et des acteurs « connus ».

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Après tant de représentations, ressentez-vous toujours une forme d’appréhension quand vous montez sur scène ?

Vanessa : Il y a toujours une appréhension, c’est différent à chaque fois, c’est aussi selon l’humeur. Il y a la fameuse peur du trou de mémoire, et puis l’impression parfois d’être en dedans. Mais on se tire tous vers le haut.

Philippe : Comme nous sommes tous de très bons potes et très susceptibles qui plus est, on fait tout pour ne pas essuyer les critiques des autres (rires) ! Moi j’ai surtout peur de la première au théâtre de la Renaissance. J’ai vraiment les jetons ! En plus, j’ai la pression du comédien, mais aussi de l’auteur...

Parlez-nous des répétitions...

Philippe : Marion nous demandait d’arriver le texte apprit par cœur, mais à part Vanessa qui est, je dois dire, une très bonne élève, pour les autres c’est plutôt cancre (rires)...

Vanessa : Il faut quand même savoir que Monsieur Lellouch était de très mauvaise humeur pendant les répétitions, la pression sans doute (rires)...

« Jeu de la Vérité » Monsieur, Madame... Toutes les vérités sont-elles bonnes à dire ?

Philippe : La question ! Non, il y a des choses qu’on ne dit pas... Plus on connaît quelqu’un plus on filtre ! Plus jeune j’étais un mytho... En soirée on était 50 je disais qu’on était 200... On n’est pas obligé de dire la vérité tout le temps, de toute façon quand on est en couple, on ne fait plus l’effort de se mentir, on se parle...

Vanessa : je ne suis pas d’accord, mais bon on s’expliquera plus tard (rires)...

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Et sur scène ?

Philippe : Sur scène, il y a plein de choses que je dis et que je pense. On règle nos comptes avec les femmes par exemple. On est les anti-chiennes de garde. Globalement on pense tout haut ce que les gens pensent tout bas.

Vanessa : Y’a pas que sur scène ! Dans les loges, je te garantie qu’on se croirait dans une troisième mi-temps de rugby !

Philippe : Oh ça va, je raconte l’histoire de trois mecs qui ont essayé de « niquer » les plus belles, y’a pire (rires) !

Vanessa : Mon amour, nous les femmes, nous sommes différentes de vous. Ce n’est pas le physique qui compte, tu sais bien que c’est le pouvoir qui nous branche (rires)...

Ca sent la trilogie tout ça !

Philippe : (rires)... A priori non. Mais en fait je ne sais pas... Déjà, il y a le film adapté de la pièce, produit par Luc Besson et réalisé par Dominique Farrugia. Rien que ça, c’est un bonheur indescriptible. On est plus habitué à l’échec qu’au succès, alors je peux te dire qu’on savoure tout ce qui arrive. C’est toute la beauté de ce métier.

Quels sont vos projets après la pièce ?

Philippe : Oulalala ! Ce n’est pas près de s’arrêter... Après les représentations parisiennes, il y aura probablement une tournée en province, puis il y a le tournage du film qui commence en Novembre avec, je pense, Vanessa et moi dans le casting. Il y a la sortie du Dvd en ce moment... Tu vois que le programme est bien remplit...

C’est pour ça que vous avez fuit Paris pour la campagne ?

Philippe : Peut-être (rires)... La campagne nous permet d’être éloigné du stress et de la cohue et pour les enfants c’est toujours mieux. On est au calme, mais on est très souvent sur Paris.

Vanessa : Et puis on aime pas trop les soirées « People » où tout le monde se regarde le nombril. On est mieux chez nous, même si Philippe y va de temps en temps...

Philippe : C’est sûr, j’aime les belles gonzesses (rires) ! Non, mais aller en soirée pour prendre un portable, je ne vois pas trop l’intérêt.

Vanessa : Notre plan idéal, c’est la bouffe entre potes à la maison.

Donnez moi envie de venir voir le « Jeu 2 la Vérité »...

Philippe : (rires)... La pièce, c’est l’amitié et l’amour tels qu’on les rêve. Je me suis inspiré de mes potes, c’est un condensé du meilleur de mes amis. J’ai envie de dire : Venez vous foutre de la gueule de gens que finalement vous connaissez ou avez connu.

Vanessa : C’est une pièce inter générationnelle, on joue dans votre salon, vous aurez envie de monter sur scène avec nous. Les plus jeunes découvriront quelque chose qu’ils ne connaissent pas encore, les autres auront l’impression d’un déjà vécu...

Philippe, un petit conseil aux jeunes qui veulent faire le même métier que toi ?

Si tu peux faire autre chose fais le ! (Rires)

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