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« WE LOVE ART » : quand l’utopie festive devient réalité !

Par Nicolas George le 09-11-2010
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Fer de lance et défenseur de la fête au sens noble du terme, le collectif « We Love Art » est l’incontournable catalyseur d’événements et alchimiste unique de soirées aussi exclusives que décalées. Lieux improbables, pointures de la scène musicale, buzz et surprises sont les ingrédients de ces « ravers » au grand jour… Rencontre avec Alexandre Jaillon et Marie Sabot, les deux « connexioneurs » du collectif We Love.
Interview réalisée par Nicolas George

Nightlife : Rappelez nous comment a débuté l’aventure « We Love Art » ?
Marie Sabot : En 2003, avec Eva Peel, nous avons commencé à mettre en place les soirées « We Love Acid », des « mini-raves » pour les amis des amis. A l’époque il n’y avait rien d’alternatif aux clubs. Tout le monde se retrouvait au Rex, au Batofar, au Pulp, c’est tout. Et puis très vite, on a rassemblé un public qui ne sortait plus et qui n’allait plus dans les lieux habituels. On s’est inspiré au départ de nos expériences dans la musique et dans l’événementiel puisque nous étions très actives dans le mouvement « rave » des années 90-2000. Il y avait une brèche, on a voulu s’y infiltrer.
Alexandre Jaillon : De mon côté, j’étais rédac chef de Trax durant 7 ans et je suis arrivé à partir de la « We Love Kittin ». Avant, j’avais développé plusieurs soirées « ATraxion » avec Miss Kittin, 2 Many DJs, Ellen Allien, Luciano…

Lieu décalé, pointures côté DJs, mystère autour de vos dates… C’est ça les ingrédients des soirées « We Love » ?
C’est un peu ça, oui ! Pour chaque date, on veut « événementialiser » la soirée ! L’idée a toujours était de faire venir de gros DJs. Dès le départ on a eu des noms costauds : Tiefschwarz, Zdar, et même Aphex Twin pour la première « We Love Aphex » au Palais de Tokyo. Il y aussi tout le concept « lieux décalés et inhabituels ». On joue aussi sur le buzz autour du lieu ou autour des artistes. Ca fait partie de l’identité de notre concept. On veut faire parler les gens et faire monter l’excitation !

Des exemples de lieux où les soirées se sont déroulées à Paris?
L’Aquaboulevard, la Cité de la Musique, la Grande Arche de la Défense, le Chalet de la Porte Jaune, les Dock Eiffel et Dock Haussman… On essaie de trouver des lieux décalés mais légaux ! A chaque fois c’est un challenge car le lieu, il faut le rendre nickel pour le lendemain !

Et pour les line up ?
Il y a deux types d’événements : soit la soirée est centrée autour d’un label ou d’un artiste fort,  soit on est plus sur un concept genre « We Love Splash » ou « We Love Fantasy » où l’on construit un line up autour de coups de cœur, pas individuels mais avec une harmonie collective ! On va éviter les tunnels de minimale par exemple ! Et puis à travers les « We Love », les artistes cherchent à faire des shows uniques.

Comment expliquer que le soirées « We Love » soient à chaque fois tant attendues ?
Clubber aujourd’hui, c’est sortir, voir ses potes, boire un verre mais il n’y a pas de surprises. De notre côté, chaque soirée « We Love » doit être vécu comme un événement. On achète ses  préventes, on prévoit sa « We Love » plusieurs semaines à l’avance comme on prévoit un concert ! Ce qui nous oblige à être chaque fois à la hauteur !
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A quand un festival « We Love » sur plusieurs jours ?
Surement en 2009 ! On en rêve mais c’est très difficile à mettre en place car on n’arrive pas à trouver un lieu atypique que l’on peut réserver sur 2 ou 3 jours pour l’événement… On ne veut pas faire ça dans un club ou une salle de concert lambda : le clubbing ce n’est pas pour nous !

Et des soirées « We Love », ailleurs qu’à Paris?
C’est déjà compliqué sur Paris donc ailleurs ça va être très difficile de faire un événement avec les mêmes atouts ! Sur Paris, on est sur place, on peut voir les lieux, on connaît les gens… En gros « on est chez nous » (rires) Et quand on va en Province, ce sont des autres réseaux à mettre en place, c’est moins évident. Mais ça viendra !

Vos lieux rêvés pour une prochaine « We Love » ?
Marie : Le Carrousel du Louvre !
Alex : Le Cirque d’Hiver ou la Ménagerie.

Et qu’est ce que vous nous préparez pour les mois à venir ?
Une très grosse soirée le 22 Mars 2008 à la Cité de la Musique, sur deux scènes distinctes… Pour les artistes, c’est une surprise ! (rires) Et avant le 15 février, on aura une « We Love Supermayer », all night long, avec Michael Mayer et Superpitcher ! Et puis on a beaucoup d’autres choses dans les cartons… « We Love », c’est la partie visible de l’iceberg, après on a des activités d’événementiels, type Eurostar, Absolut, AZ… et ça, c’est ce que l’on cherche à développer pour assurer la stabilité et mettre en avant notre savoir faire ! On peut solutionner une soirée bien précise en apportant des idées alternatives !

Retrouvez toute l’actu de « We Love Art » sur : www.weloveart.net


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