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Antoine Clamaran

Par Nicolas George le 09-11-2010
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Plusieurs compiles à succès, un Best of pour l’étranger, et surtout un nouvel album… La saison 2006-2007 a été riche pour Antoine Clamaran ! Avant de partir sur les routes cet été, l’un des principaux ambassadeurs de la scène électronique made in France revient pour ce numéro anniversaire de Nightlife sur sa riche actu du moment !

                        → Propos recueillis par Nicolas GEORGE

Nightlife : Ta double compile « All Night Long » est dans les bacs depuis quelques semaines. Fais nous un petit pitch perso de ce nouvel opus !
Antoine Clamaran : « All Night Long », c’est véritablement la suite de ce que j’avais commencé avec les Mix Inc. C’est une vitrine des morceaux du moment, indispensables en club. En plus cette fois, avec la présence de 2 CDs, j’ai pu me faire plaisir en y mettant ce que je voulais. Ce type de compile, c’est une super carte de visite pour un DJ.

Quelques noms d’artistes que l’on retrouve sur “All Night Long” ?
Groove Cutter, Dirty Old Ann, Sunfreakz, David Vendetta, Arno Cost, Mario Ochoa, Romain Curtis... Pour ne citer qu’eux !

Ton autre actu du moment est ton second album perso prévu pour le courant de l’été… Pourquoi avoir attendu 5 ans pour ressortir un album ?
Il y a les compiles auxquelles j’ai participé, mes labels, les dates de tournée… Composer un album demande du temps ! Et ces 5 dernières années ont été bien remplies ! Je sais que je risque d’être attendu au tournant avec cet album, mais peu importe… C’est un album qui me ressemble, avec 14 morceaux, tous inédits, et de nombreux featurings comme Emilie Chick, Lulu Hugues…

Doit-on s’attendre à un album aussi « clubbing » que ton premier, « Release Yourself » ?
Non, pas vraiment. Ce deuxième album sonne beaucoup moins « club » que le premier. Ce sera un mélange entre morceaux Down Tempo et morceaux plus Dancefloor. C’était une envie de ma part. Je pense que l’on pourra aussi bien l’écouter tranquillement chez soit que dans un club. Je souhaitais vraiment montrer une autre facette de ce que je peux faire. Et puis, à un moment, tu as envie de respirer un peu avec des morceaux plus « cools » (Rires)…

Tu as connu un véritable succès avec les compiles « Mix Inc » ou la récente Dancefloor FG Summer 2006 que tu as mixée… Faire une compile aujourd’hui, c’est un gage absolu de réussite « commerciale » ?
Absolument pas… La série des Mix Inc a très bien marché, la compile FG a été disque d’or… Pour autant, je ne dresserais pas un tableau si idyllique côté ventes pour toutes les compiles que l’on peut trouver sur le marché. Nous sommes face à une situation du marché du disque vraiment très difficile qui se répercute partout, même sur le marché de la compile...

Penses tu qu’il est plus facile de devenir « DJ Star » aujourd’hui qu’il y a 10 ans ?
C’est beaucoup plus difficile maintenant de devenir un DJ star et surtout… de le rester ! Maintenant il faut faire de la prod’. Soit tu fais le tube tout de suite, soit tu vas galérer. La technique CD est plus facile donc ça ouvre le milieu à tout le monde. Avant il fallait aller fouiller chez les disquaires, acheter ses vinyles… C’était tout est un cheminement qui a disparu !
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Côté résidence en clubs, tu restes fidèle au Mix et au Queen sur Paris…
Pour le mois le Mix est un des plus beaux outils de France quand tu es DJ. C’est une boîte extraordinaire. J’y joues depuis le temps de l’Amnésia (ancien nom du Mix, NDLR), et j’ai pu voir la belle évolution du lieu ! Et le Queen… C’est tout simplement une histoire d’amour ; j’y ai joué durant 9 ans et connu tellement de bons moments là bas…

Si tu devais garder un souvenir d’ambiance, de soirée… depuis tes débuts en tant que DJ ?
Wahh, c’est difficile… Je dirais les Gay Tea Dance au Palace. Fabuleux, exceptionnels… Mais d’une manière générale, la scène gay des années 90. Quel souvenir !

Tu penses que la scène gay a changé, qu’elle a perdu de son influence sur la mode, la nuit… ?
Complètement ! Le milieu a moins d’influence. Avant c’est le milieu gay qui faisait la tendance, maintenant c’est Internet. Et puis tu n’as plus de « QG » gays incontournables. Maintenant il y a une multitude de petits endroits mais plus de « lieu central » d’où partent toutes les tendances.

Allez, tu sais que c’est le numéro de nos 10 ans… Un petit message particulier ?
Bon anniversaire à toute l’équipe, continuez dans cette voie ! Et puis petite anecdote au passage pour Pierre Thomas, votre éditeur. J’avais fait le championnat de France des DJs il y a plus d’une dizaine d’années avec lui . Et il m’a battu lors de la compétition ! Il était assez doué il faut avouer !
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