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ARRETE DE PLEURER PENELOPE

Par Nicolas George le 09-11-2010
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Après plus de 400.000 spectateurs, 1200 représentations, 150 dates de tournée, un DVD, une BD, 5 traductions avec “Arrête de pleurer, Pénélope !“, voici “Arrête de pleurer, Pénélope 2, la suite !“. Les trois donzelles sont donc de retour, bien décidées à faire tomber les barrières et à briser les tabous. Incisives, mordantes et intelligentes, elles donnent à la pièce une vraie vision des femmes qui, n’ayant toujours pas trouvé la clef du bonheur, continuent d’espérer.), Pénélope (Christine Anglio), Léonie (Corinne Puget) et Chloé (Juliette Arnaud) sont en interview dans NightLife...

Propos recueillis par Chris & Nico


NightLife : Après le succès du premier volet de la pièce “Arrête de pleurer Pénélope !“, une suite était-elle logique ?

Christine : Au départ non, mais à la fin de chaque représentation, quand les spectateurs nous posaient des questions, ils voulaient savoir ce que les héroïnes devenaient et s’il y aurait une suite. Alors on s’est dit pourquoi pas ?

Corinne : C’est vrai qu’au début on était pas super chaude. On était déjà surprise par le succès du premier volet, alors une suite, on n’y pensait même pas. On a fait un long break, on a réfléchit et on s’est lancé ! En plus on avait le producteur qui nous mettait la pression ! (Rires). En même temps, nous étions plus prêtes à écrire, plus mûres.

Juliette : C’est vrai que les gens nous réclamaient souvent une suite au premier volet... Alors on s’est dit pourquoi pas !

Quel est le pitch du second volet ?

Christine : J’ai une seule phrase pour résumer : “En avoir ou pas“... Je te laisse l’appréciation...

Corinne : Il y a eu une grosse évolution par rapport à la première pièce. Beaucoup de changements, physiques pour certaines d’entre nous (Rires)... Mais je ne dirais pas qui... Mais en même temps, on est resté les mêmes. Bon, elles ont quand même pris 5 ans dans la tête, mais elle tente d’y survivre.

Juliette : C’est clair, elles ont vieillies ! (Rires). Certaines ont pris des virages dans leur vie. Je ne veux pas tout dévoiler car il y a beaucoup de surprises pour le spectateur.

Présentez-nous vos personnages respectifs...

Christine : Je suis Pénélope, et sans doute celle qui a le moins changé. Elle a le même boulot, les mêmes sappes, elle est toujours aussi simple et pas très futée. Elle croit au prince charmant, à l’amour absolu et...

Corine : Je suis Léonie. Elle n’est plus attaché de presse, mais elle prend sa vie en main. Elle a trouvé la formule magique pour le bonheur. C’est quelqu’un de très volontaire, branchée Feng Shui et art asiatique.

Juliette : Je joue Chloé qui a mis la main sur un mec en or... Elle s’est essayée à la vie de couple mais est aussi partie en Allemagne, a tenté une carrière d’écrivain... Bon tout ça, avec plus ou moins de succès ! Elle a gardé son côté cynique et misanthrope par contre !

On dit, en général, que les suites sont moins bien réussies que les premiers volets. N-y a t’il pas eu d’appréhension de votre part ?

Christine : Une appréhension ! Une immense trouille oui ! Mais on a vraiment travaillé l’écriture et les premiers retours sont très bons, donc tout va bien.

Corine : J’avais peur du soir au matin, j’étais terrorisée ! Je me suis déclenché un trac incroyable, je me suis même évanouie, c’était la première fois que cela m’arrivait. En plus comme nous avons entièrement écris les textes, les gens te jugent vraiment sur ton travail. En plus, au théâtre, il n’y a pas souvent de suite... On attend maintenant la critique du public parisien.

Juliette : Si bien entendu, mais c’est un beau défi... Mais pour l’instant on a eu de très bons retours et puis on y croit fort !

Une adaptation cinématographique est-elle envisageable ?

Christine : Cela a déjà été évoqué, mais on nous proposait d’écrire le film, mais joué par d’autres comédiennes, plus connues...On a préféré garder notre idée. Pourtant, ça pourrait donner un chouette truc ! Mais adapter une pièce de théâtre au cinéma est une chose risquée. Certaines ont bien marché comme “Un air de famille“ du tandem Jaoui-Bacri, par exemple, mais bon...

Corine : Je serais super contente si ça se faisait, en plus c’est dans notre caractère... Pour la pièce on a foncé tête baissée. Au début on nous traitait de “punk“, et pourtant on a fait nos preuves. Pour faire le film, il faudrait des gens dans le même esprit que nous.

Juliette : C’est vrai que l’on a eu des propositions mais sous des formes qui ne nous plaisent pas... Et comme le dit Christine, ils voulaient mettre d’autres personnes pour jouer notre « bébé »...

Avez-vous une petite anecdote à nous confier ?

Christine : Une fois, au “Café de la Gare“, au moment de la sortie, Juliette est resté coincé dans le rideau, nous on l’attendait et quand on s’est rendu compte de ça on était mortes de rires... Mais il y en a eu tellement !

Corine : C’était pour la première, il y a des lustres ! Avec Christine, en coulisse, je me suis rendue compte, au moment de rentrer sur scène que je n’avais pas la bonne robe. Je me suis foutue à poil et je me suis changée en 2 secondes chrono. Christine me regardait avec des yeux tous ronds...

Juliette : Le premier jour à Avignon, je suis tombé de près d’1m50 du sol, car quelqu’un avait déplacé un escalier sur lequel je pensais marcher ! Mais ce qui m’a le plus fait rire, c’est comment Corine est partie à l’autre bout de la pièce pour rire de ma chute ! Alors que j’aurais pu me faire vachement mal ! Bref, je commençais bien le festival...

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