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BEYONCE

Par Nicolas George le 09-11-2010
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Beyonce Knowles n’est pas un chat, et pourtant elle semble avoir plusieurs vies... Une qui aurait commencé avec son groupe les Destiny’s Child et une deuxième qui aurait débuté en 2003 alors que la « Bomba » décide de se lancer en solo avec le succès qu’on lui connaît. Beyonce c’est aussi une star des médias. À coup de tenues ultra-sexy, de déclarations fracassantes et surtout avec son mariage avec le rappeur Jay-Z, la diva black se pose comme une des très grandes artistes du 20ème siècle. À la veille de la sortie de son troisième album, le 17 novembre prochain, l’un des plus attendus de cette fin d’année, NightLife revient sur le parcours d’une artiste parmi les plus influentes au monde...

Dossier réalisé par CHRIS

 

 

On se souvient tous de Beyonce lorsque nous l’avons découvert pour la première fois entourée de ses mégas super bonnes copines dans un groupe qui allait devenir le plus grand groupe féminin de tous les temps : Les Destiny’s Child. Mais, plus qu’un groupe, les Destiny’s ont véritablement servi de tremplin à sa leader au fessier rebondi, mademoiselle Knowles. Alors, quand en 2003, Beyonce quitte les Destiny’s Childs, le groupe féminin qui a vendu le plus d’albums dans l’histoire de la musique, la chanteuse n’a pas l’occasion de le regretter. Le plan de carrière qu’elle a élaboré avec son manager de père est rôdé à la perfection. La preuve... Déjà détentrice d’un double album de platine, la reine du R’n’B devance de loin les Madonna, Justin Timberlake ou encore Céline Dion dans le classement Forbes, catégorie « musiciens ». La star s’est bâtie un empire mondial dans le divertissement, la mode, le cinéma et la publicité. Sa dernière tournée lui aurait rapporté plus de 50 millions de dollars d’entrées. Ses contrats de publicité avec de grandes marques comme L’Oréal ou encore American Express, près de 10 millions de dollars. Le tout sans compter ses récentes apparitions au cinéma dans « La Panthère Rose » ou encore la comédie musicale « Dreamgirls ». Des réussites dans tous les sens, même en amour, Beyonce aurait-elle reçu la clé du succès ? Retour sur une vie entre strass, paillette, mais aussi talent et travail acharné...

 

 

UN TALENT PRÉCOCE QUI EXPLOSE TRÈS VITE...

Beyonce Giselle Knowles voit le jour un 4 Septembre 1981 aux Etats-Unis dans la ville de Houston au Texas. Son père Matthew Knowles , vendeur dans une societé, est afro-américain et sa mère, Tina Beyonce Déréone qui dirige un salon de coiffure, est haïtienne de descendance Créole de Louisiane. Ca s’annonce plutôt pas mal dans le métissage... Elle a également une petite soeur nommée Solange. La jeune fille commence très tôt à développer des signes d’une future grande chanteuse. En effet, dès l’âge de 4 ans, elle prend déjà des cours de danse et se passionne pour le chant. À 8 ans, au cours d’un casting, Beyonce Knowles, accompagnée par sa cousine Kelly Rowland (Eh oui, autant de talent dans une seule famille, c’est tellement injuste), rencontre LaTavia Roberson. Toutes passionnées par le chant, elles décident de former un groupe : « Les Girl Times ». Bon on va dire qu’à cette période, c’est plus pour délirer que pour véritablement battre les records de vente de disques... Mais, trois années plus tard, en 1990 la donne va changer... Le trio rencontre LeToya Luckett et là, le père de Beyonce, va voir en ces quatre filles le groupe qui va tout casser... Les « Destiny’s Child » voit le jour. Les filles dansent a merveille, chantent comme des divas et en plus elles écrivent leurs textes... Il n’en faut pas moins à la maison de disque Columbia Records pour leur faire signer leur premier contrat.

 

 

LES DESTINY’S CHILD, UNE MACHINE DE GUERRE...

La première chanson du groupe s’intitule « Kiling Time » et figure déjà sur la Bande Originale du film « Men In Black » de 98. Mais, c’est avec « No, No, No » qu’elles se font connaître du grand public en se plaçant directement numéro 1 des charts durant des semaines. Le genre R&B et soul du groupe séduit et les clips des titres des chansons font fureur (notamment grâce à la plastique irréprochable des filles et à leurs tenues très déshabillées) : on retrouve notamment « Say My Name » et « With Me ». Le succès se confirme en 1999 avec la sortie de l’album « The writing is on the wall » vendu à plus de 10 millions d’exemplaires et boosté par des tubes tels que « Jumpin’, Jumpin’ », « Bills Bills Bills »... Mais le groupe perd de l’éclat avec le départ de LeToya et Latavia. On dit déjà que la caractère de Beyonce et son envie indéfectible de réussir crée des tensions au sein d’un groupe managé en partie par le père de Beyonce... Remplacées par Michelle Williams, le quatuor devenu trio repart de plus belle avec l’album à succès en 2001 « Survivor ». L’opus entre directement n°1 au top album américain et est certifié double disque de platine quatre semaines seulement après sa sortie. Au final, il s’en vend 9 millions de copies. En 2001 les Destiny’s Child remportent 2 Grammy Awards : Meilleur Chanson R’n’B (« Say my name ») et meilleur prestation sur scène (« Say my name »).

 

 

Les récompenses se multiplient un peu partout dans le monde et le groupe, après avoir joué devant Michael Jackson, offre à son public une tournée triomphale à travers le monde. S’en suivront deux autres albums autres aussi bien accueillis que le premier. En 2002 « 8 Days of Christmas » et en 2003 « Destiny fulfilled »... Mais les filles ont des envies d’émancipations et, en 2003, elles décident d’un commun accord de voler chacune de leurs propres ailes... Au final, les Destiny’s Child sont le groupe féminin le plus vendeur de tous les temps. Plus de 33 millions de disques écoulés dans le monde, la plupart co-écrits ou co-produits par Beyoncé. En 2001, Beyoncé reçoit même l’ASCAP de la meilleure Pop Songwriter de l’année, elle est la première femme noire et la deuxième femme tout court à recevoir cet honneur.

 

 

BEYONCE EN SOLO, C’EST D’LA BOMBE BÉBÉ...

Avant de produire son premier album solo et de réattaquer la musique, Beyoncé fait ses premières apparitions devant la caméra. Elle participe pour MTV à la dramatique Carmen « A Hip Hopera ». C’est toutefois dans son rôle de Foxxy Cleopatra dans le film Austin Powers in Goldmember en aux côtés de Mike Myers, qu’elle se fera connaître d’un plus large public. Mais la jeune femme a les cordes vocales qui la démangent, elle veut chanter ! En 2003, Beyoncé reprend le chemin des studios. Ce retour se fait avec le track « Crazy in Love » en compagnie de Jay-Z. Non seulement le titre est un succès, mais la jeune femme tombe sous le charme d’un des producteurs de rap les plus influents à cette époque, ce qui va aussi sans doute l’aider un peu... Beyonce vénale ? Non pas du tout, enfin ! Le succès de la chanson trace la voie au premier disque solo de la chanteuse, « Dangerously in Love ». Il est clair que, pour un public habitué a des hits comme « Say my name », « Independent Women » ou « Survivor », « Dangerously in love » se démarque clairement du son de Destiny’s Child. À cette époque Beyonce s’en défend : « Les titres de mon album restent de la même veine ! Mais cette fois-ci, j’ai écrit pour moi-même, mes chansons sont bien plus personnelles. J’ai voulu des rythmes plus durs, j’ai voulu aussi collaborer avec d’autres personnes. En fait ce disque m’a donné la possibilité de grandir en tant qu’auteur et en tant que chanteuse. » Bon ca va, on te croit Beyonce...

 

 

Il y a plus de ballades. La production vocale n’est pas aussi calibrée et, parce que je suis seule à chanter, il y a moins d’harmonies. Cette expérience m’a en quelque sorte libérée, un peu comme une thérapie. Je me suis sentie libre, parce que je pouvais aller en studio et parler de ce que je voulais. Mais d’une certaine manière, c’était vraiment dur d’être ma propre source de création. J’ai tellement besoin que les filles (Kelly Rowland et Michelle Williams) me disent si elles aiment un titre ou pas. Je manque de recul vis à vis de moi même et c’est terrifiant de dépendre de ses propres instincts.

 

 

Pour aider Beyoncé sur son premier album, on retrouve tout un florilège d’invités parmi lesquels Missy Eliot, Jay-Z, Sean Paul, Mark Batson, Mario Winans, D-Roy et Mr.B , Big Boi d’Outkast, Rich Harrison, Fanatic, Scott Storch , le légendaire Luther Van Dross et IAM. Juste la crème du Rn’B à ce moment... Crazy in love (feat. Jay-Z), le premier single sexy à souhait, a été co-produit par Beyoncé et Rich Harrison. Jay-Z rend la pareille à celle qui a prêté sa voix à son hit sexy Bonnie & Clyde. Tout aussi sexy, les parfums hindous de « Babyboy » avec Sean Paul. « Je savais que Sean devait être sur mon album parce que j’adore son approche » dit-elle. « Babyboy traite aussi du fantasme, c’est l’un de mes titres préférés ». Mais, l’une des révélations de l’album, pour nous, petit français, c’est la présence d’IAM ! C’est à la fin de l’année 2002 que le groupe hip-hop numéro 1 de la scène marseillaise invite Beyoncé à collaborer sur Bienvenue. La réponse est oui malgré un emploi du temps ultra-chargé. « J’avais déjà entendu des titres d’IAM auparavant. Je sais qu’ils sont très connus en France et c’est un honneur pour moi d’avoir été invitée sur l’un de leur morceau. Ce que j’ai aimé tout de suite dans ce titre, c’est son côté rock . Les entendre rapper est pour moi un retour à mes origines française ce qui n’est vraiment pas pour me déplaire ». Beyoncé co-produit l’album avec son père Matthew Knowles et bien leur en a pris, c’est un succès planétaire ! « Dangerously in Love » sera récompensé par cing Gramy Awards... La jeune femme devient une icône... Ses coupes de cheveux font la une des mazines, son corps s’affichent partout sur des posters ou affiches, ses chorégraphies mettent le feu aux salles de concerts, bref, Beyonce décolle !

 

 

BEYONCE, PROFESSION CHANTEUSE, MAIS AUSSI TOUCHE À TOUT...

La même année, la chanteuse retourne au cinéma dans « The Fighting Temptations », un long-métrage qui met aussi en vedette Cuba Gooding Jr. En 2004, elle participe au tournage d’un nouveau film, le remake de « The Pink Panther », La Panthère Rose pour les novices ! Novembre 2004, Beyoncé, Kelly Rowland et Michelle Williams se réunissent une dernière fois pour lancer le plus récent album de Destiny’s Child intitulé « Destiny’s Fulfilled ». Il s’agira de leur dernier album puisque la formation annonce officiellement sa séparation à la fin de la tournée en 2005. « Nous avons décidé de prendre un moment pour nous consacrer à des projets personnels. Je suis la dernière du groupe à sortir mon propre album. Travailler séparément ne fait qu’attiser la flamme et l’impatience des fans. Je n’essaie pas de m’éloigner de Destiny’s Child. Je veux juste montrer une nouvelle face de moi-même, plus mûre et enrichie des mes expériences ». Beyonce ne s’arrête pas là. Au début de 2005, elle annonce le lancement de sa propre collection de vêtements, « House of Dereon », en l’honneur de sa grand-mère. Cette ligne de vêtements de prêts-à-porter est faite de denim et il y a une ligne de vêtements de sport. La collection est mise en vente dès l’automne 2005 aux États-Unis.

 

 

La chanteuse a également remporté plusieurs prix pendant la cérémonie des MOBOs (Music Of Black Origin). Et, dès décembre, on peut admirer les talents d’actrice de la belle dans « Dreamgirls ». Le film raconte l’ascension de Diana Ross, la célèbre chanteuse de soul du label Motown qui a commencé sa carrière d’artiste musicale au sein des « Supremes » en 1961. Le long métrage sera nominé 8 fois aux Oscars... En 2006, on voit donc Beyoncé à l’affiche au cinéma dans la comédie « The Pink Panther » aux côtés de Steve Martin. Décidément, cette année est bien chargée pour la belle. En plus de ses projets cinématographiques, Beyoncé effectue son retour sur les devants de la scène musicale. Le 5 septembre, elle lance son nouvel album solo, « B’Day ». L’album est un encore un carton mondial et bat des records de vente dès sa sortie...

BEYONCE AU SOMMET DU MONDE...

Beyonce est partout... Au cinéma, dans les charts, la presse est fan de la jeune fille et en plus elle tourne un grand nombre de publicité, notamment dans les spots Pepsi tournés par Spike Lee et à travers son image d’égérie pour l’Oreal. En janvier 2007, la vedette fait paraître une seconde version de l’album « B’Day », où figurent quatre chansons en espagnol. Puis, au mois de mai, elle devient l’égérie du parfum « Diamonds » de la filiale Emporio Armani à compter de septembre. La chanteuse est devenue une vraie femme d’affaire... En juin, elle domine les nominations des BET Awards avec sa présence dans près de six catégories différentes. Deux mois plus tard, elle décroche sept nominations aux MTV Video Music Awards. L’automne est tout aussi prolifique pour elle puisqu’elle domine cette fois le gala des « American Music Awards » aux côtés de Justin Timberlake et Daughtry... En janvier 2008, la diva livre une performance incroyable en duo avec Tina Turner aux Grammy Awards, où elle est nominée notamment dans la catégorie « Enregistrement de l’année » pour « Irreplaceable ». En mars, elle incarne l’épouse d’un imprésario dans le film « Obsessed ». Beyoncé et son père, Mathew Knowles, seront également les producteurs délégués du film.

 

 

Et, la fiction n’étant jamais très loin de la réalité, le 18 avril de la même année, la splendide chanteuse se marie avec son amoureux de toujours, Jay-Z. Après des années de colportages te de rumeurs, leur union est enfin officialisée !

EPILOGUE

Digne d’un des plus beaux conte de fée, l’histoire de Beyonce est à l’image du fameux rêve américain, sauf que pour elle ce n’est plus un rêve. Tout ce qu’elle a fait ou entrepris s’est transformé en succès et donc en monnaie. On estime aujourd’hui que la belle est à la tête de l’une des plus grosses fortunes de l’industrie musicale. Et ce n’est pas fini, cette fin d’année marque une nouvelle fois le retour événement de la chanteuse puisque le 3ème album solo de la superstar internationale est annoncé pour le 17 Novembre. Selon la maison de disque, la belle nous offrira un album plus personnel et des plus révélateurs, elle en a co-écrit et co-produit tous les titres. Il ne lui manque plus qu’une chose, un bébé, à mon avis, ça ne saurait tarder...

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