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CARL COX

Par Nicolas George le 09-11-2010
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Ambassadeur musical depuis ses culottes courtes DJ professionnel depuis son adolescence vétéran de l´acide house et champion de techno Carl Cox émet dans son travail un amour dangereusement transmissible.
Observez-le quand il est derrière les platines et vous ne pourrez pas manquer son visage enthousiaste ruisselant de sueur alors que sa tête bat le rythme dansant d´avant en arrière ses mains pompant l´air toutes les fois qu´il ne manoeuvre pas les platines son corps se balançant et lui prenant fréquemment le micro pour partager un mot concernant le dernier tube underground qu´il est sur le point d´entamer.
Mais jamais il ne perd de vue le jeu de la musique le battement des accords son envie de propager de l´amour et de célébrer la vie.

Nés à Manchester Carl et ses deux soeurs ont été élevés dans la banlieue sud de Londres. Leurs parents ont émigré des îles Barbade et ont apporté avec eux l´esprit des Caraïbes particulièrement pour le « crop-over » festival annuel des moissons. Tandis que maman cuisinait et préparait du punch papa s´occupait de la musique grâce à un tourne-disques. Mais quand les disques se sont épuisés c´est le jeune Carl qui pris le relais vérifiant quelles faces B pouvaient fonctionner recherchant d´autres airs afin de garder l´attention de ses parents.




« J´ai tout simplement été frappé » se souvient Carl. « Immédiatement je suis devenu « le ptit gars Coxy » qui mettait de la bonne musique là où maman et papa allaient faire la fête. »

L´enthousiasme de Carl pour la musique noire américaine a été amplifié dans le milieu des années 70 quand Londres a bénéficié d´une station de radio indépendante Capital avec un DJ de soul américaine Greg Edwards. « La première fois qu´il a joué « Running Away » par Roy Ayers j´étais au paradis » se souvient Carl.

Les vendredis Carl se rendait dans un magasin tout proche de Croydon et il achetait tant qu´il pouvait. « Tous mes amis pensaient que j´étais cinglé parce que Mc Donalds venait d´arriver et ils voulaient tous sortir acheter des doubles cheese alors que moi je préférais m´acheter un disque. »
En 1977 âgé de 15 ans Carl reçoit un jeu de platines et commence à travailler comme DJ itinérant. La disco le captivait. « J´aimais la manière dont c´était orchestré de telle sorte qu´un disque pouvait vous transporter n´importe où ».

Le début des années 80 a vu Cox jouer la même musique que les autres jeunes DJ londoniens : du groove rare du hip-hop New Yorkais et de l´électro.
Il a été parfaitement bien placé pour entendre la musique house de Chicago sous ses premières formes. Et quand le légendaire Acide Trax par Phuture est apparu en 1987 « Je me disais juste « ça y est ». Je faisais mes soirées jouais du vieux groove du hip hop et de la soul et je disais :
« Ok vous devez entendre ça : Phuture » et les gens s´arrêteraient net : « Qu´est-ce qui te prend ? » Je répondais simplement « vous devriez faire attention à cela ! C´est amusant de constater que les personnes qui ont alors pensé que j´étais drogué sont les même personnes qui font la musique maintenant. »

Véritable fondateur de son Carl Cox est monté sur la scène explosive anglaise de la rave. Il a joué la première du légendaire Shoom de Danny Rampling coréalisé The Project avec Paul Oakenfold et installé une résidence au Zap Club de Brighton. A la rave Sunrise en 1988 il crée l´événement et connecte une troisième platine à son set. Il se retrouve avec 15 000 jeunes scotchés à ses baskets et s´établit comme un représentant personnel de la magie du maniement des platines triples.



Naturellement la prochaine étape était de « créer » la musique.
En 1991 Carl débute donc avec un single pour le label Perfecto de Paul Oakenfold « I Want You » qui lui a valu la première place du Top 30 et un passage au Top of the Pops. Mais il était devenu une pop star à contrecoeur et lorsque le grand public s´est tourné vers de la house trance plus douce et que le hardcore s´est transformé en jungle Cox s´est retiré du monde des clubs qui l´avait instruit et a embrassé les sons underground de la techno.


« La Techno vous prend par surprise ne sachant pas où vous allez. Elle est effrayante et merveilleuse à la fois. »


La compilation « F.A.C.T. » sortie en 1995 est devenue une référence de la techno se vendant à plus de 250 000 exemplaires. Sa propre publication électronique en 1996 « Two Paintings and a Drum » a de nouveau déchaîné le Top 30 britannique.

Il a alors commencé à voyager en Amérique grâce à un accord avec Moonshine qui a abouti à la sortie de « F.A.C.T. 2 » en 1997 (enregistré en live à Los Angeles.) en 1998 à « The Sound Of Ultimate B.A.S.E. » à son second album « Phuture 2000 » et la même année à « Mixed Live » enregistré à Crobar à Chicago.

L´année 2002 a vu ajouter à son ´petit empire´ les 23èmes Century records un départ pour sa propre production bourgeonnante. « Beaucoup de sociétés ne signeront plus d´artistes » déplore-il. « Ils recherchent des numéros mielleux avec cinq jolis filles et garçons qui se trémoussent et sautillent...
Ca ne laisse pas beaucoup de place pour ce que je fais ! Alors je me suis dit que si les majors ne comprennent pas vraiment cette musique je devrais la produire par mes propres moyens. »


La première sortie du label est le fruit de la collaboration acclamée de Carl avec Christian Smith intitulé « Dirty Bass. » « Je venais juste de finir ce morceau et je l´ai pris avec moi à Miami. » Se souvient-il. « Je suis allé voir Danny Tenaglia tandis qu´il jouait un de ses légendaires sets au Space et je lui ai dit « Tu devrais jouer ce disque maintenant. » Il était 6H30 du mat´ il l´a posé sur sa platine en a fait une rapide écoute et alors l´a mixé directement dans son set. »

L´été 2002 a également vu Carl lancer sa résidence maintenant légendaire au Space à Ibiza offrant ainsi aux clubbers la chance d´entrer dans un club pour la moitié d´un prix d´entrée habituel. Carl a survolé un approvisionnement apparemment inépuisable en talent de DJ mondiaux pour le rejoindre derrière les platines et la nuit a rencontré un tel succès qu´il est retourné depuis à Ibiza chaque saison. « Nous avons vraiment instauré les mardis sur le programme des clubs » raconte-il radieux.



En novembre Carl Cox a également sorti son DVD « Carl Cox & Friends » enregistré lors du show live de Rotterdam. « Ce rendez-vous que nous avons filmé accueille habituellement des personnes comme Britney et Sting » explique-t-il.
« Maintenant ils peuvent ajouter Carl Cox à cette liste !"

Sa passion évidente pour la musique et la fidélité envers ses fans représentent les véritables raisons pour lesquelles Coxy est autant aimé et respecté par des clubbers de tous âges. « Je suis allé en Bulgarie pour la première fois en février » il sourit.
« C´était l´une de ces soirées qui me rappelle pourquoi je suis entré dans ce métier avant tout. Le soundsystem était incroyable l´arène ressemblait à une boîte de sardines tellement les gens étaient serrés mais tous se déchaînaient. Je fais ça depuis 34 ans j´ai juste pris du recul et j´ai souri. Je me suis senti tellement bien de savoir que je pouvais faire bouger des gens de cette manière et tellement longtemps. »

Le roi des platines débutera également sa tournée « French Tour 2005 » le mercredi 4 mai au Zenith de Paris avec son énorme concept « Carl Cox and Friends » c´est l´événement djing de cette année 2005. Le Dj se produira également à Bordeaux (4sans) Strasbourg (Rhénus) Montpellier (Villa Rouge) Toulouse (La Dune) Marseille (Le Bazar). Cette tournée se terminera en apothéose pendant le Festival de Cannes au V.I.P Room « Palm Beach » le 17 mai pour une Night Life party explosive. Des rendez-vous à ne manquer sous aucun prétexte pour vivre la légende...



CARL COX & FRIENDS : THE CONCEPT !
Carl Cox & Friends est un immense spectacle : des plateaux monstrueux alternant des invités chanteurs et des danseurs avec le légendaire Mister Cox aux platines toute la nuit. Jamais une tournée de ce rang n´a encore été conçue dans le monde de la musique techno.
Commençant par une soirée gigantesque le 9 avril à Rotterdam Carl réalisera son grand retour au Royaume-Uni le 29 avril avec un marathon électronique de 6 heures au Heaven célèbre discothèque londonienne. Ensuite il passera par l´Ecosse le 1er le centre de l´Angleterre Paris le 4 et Strasbourg le 7 mai.

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