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DIAMS

Par Nicolas George le 09-11-2010
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Ils se font rares les grammes de finesse dans le monde du rap, mais Diam’s a se hisser, en quelques années, à peine au rang de diamant du rap français… Une perle rare qui prend toute sa dimension sur scène mais qui n’en oublies pas pour autant les galères pour en arriver là ! Quelques grammes « brut de femme » made in Diam’s, qui nous a reçu dans sa bulle avant sa tournée nationale qui débutera en novembre prochain…

Propos recueillis par Nicolas George



Nightlife : Tu entames une grande tournée nationale à partir de fin octobre… Je suppose que tu as vraiment hâte d’y être !

Diam’s : Ah mais trop ! (Rires) C’est un truc de fou ! Tu sais, il n’y a que la musique et le sport qui peuvent rassembler autant de gens, alors c’est un véritable kiffe ! Même si sur scène, j’ai le trac tout le temps, mon show, je le construis pour le public. Je joue pas pour moi mais pour lui… Et puis je suis vraiment heureuse quand on sort de scène et qu’on se dit qu’on a tout donné, qu’on en a pas rien à foutre… Là je me sens vraiment artiste ! Sur scène je suis une petite patronne, je ne rigole pas ! Je veux que ça déchire et que tout le monde déchire. J’aime ce coté challenge !


Ce type de tournée, c’est aussi une sorte de consécration à tes yeux ?

J’ai fait un concert lors d’un festival à La Rochelle en 1999. Je me suis fait huer par 6000 personnes. En 2004 il y avait 6000 personnes qui m’applaudissaient… C’est une sorte de consécration effectivement. C’est une belle revanche et un plaisir de se dire que c’est bien de ne pas lâcher l’affaire ! Je me suis pris des cailloux dans la g…, et aujourd’hui je reçois des nounours !


Tu as joué également dans de nombreux festivals cet été… Tu as d’ailleurs été tête d’affiche aux Solidays par exemple !

C’est toujours un plaisir de montrer ce qu’on fait à un public autre que le notre : des mères de famille, des rockers... Je fais des concerts toute l’année pour mon public et les festivals c’est excellent pour toucher d’autres publics. Ca permet de véhiculer sa musique et de ne pas s’arrêter uniquement aux médias.


Il faut avouer que tu as un véritable jeu de scène et que tes performances en live sont unanimement reconnues…

C’est vrai, sur scène, j’ai toujours la patate et on se demande ce que je prends ! (Rires) Mais la scène, c’est le seul vrai moyen que tu as pour remercier les gens qui te suivent, qui achètent tes disques… C’est un réel partage avec eux, et mon show est vraiment construit pour le public.


Ton duo « coup de cœur »?

Celui avec Yann Tiersen au Printemps de Bourges. J’en garde un très très bon souvenir. C’était vraiment génial. Et celui dont je rêve ce serait avec un artiste comme « M » car avec lui ça balance vraiment !


Qu’est ce que tu réponds aux parents qui ne comprennent pas toujours l’engouement des jeunes autour de ta musique ?

Je me mets à la place des gosses, on leur dit, « cette année, ce sera Les Choristes ou Diam’s », bah ils se disent « on va prendre Diam’s ». Mais je suis la première à halluciner quand les mômes de 7 ans chantent mes chansons. Ceci dit, les parents doivent comprendre qu’il y a pleins de gosses de 12 ans qui se retrouvent dans mes paroles et qui sont en âge de les comprendre. C’est juste que les parents refusent de croire que les enfants puissent se retrouver dans cette musique, alors j’ai juste envie de leur dire « coupez la télé, la radio, et lisez leur des comptines » !


Tu as été nommée dernièrement Directrice Artistique Motown France (émanation du célèbre label américain de musique noire qui vient d´être créé au sein d´ULM, une branche d´Universal Music France – NDLR). Quel sera ton rôle exactement ?

L’idée c’est de trouver des artistes inconnus et d’essayer de les développer pour qu’il fasse des concerts, de la scène… Il y a vraiment un objectif de qualité derrière ce label. On va pas signer 50 personnes ou faire un album en 3 semaines et Basta ! On aimerait développer des musiques un peu en retrait en ce moment et qui ont du mal à se faire une place en France, comme la soul par exemple. Mon rôle de D.A., ce sera de scruter ce qui se passe et d’être sur le terrain, mais certainement pas d’être derrière un bureau comme la plupart des directeurs artistiques !


Et Diam’s sur grand écran, c’est pour quand ?

C’est vrai que le ciné m’a toujours tenté. Je reçois beaucoup de scénarios, maintenant, rien ne m’a vraiment plu. Il faut que ça m’amuse et que ça me plaise vraiment… Le but ce n’est pas de dire à ma mère « j’ai fait du cinéma voilà ! » car je suis chanteuse, et je n’ai pas la prétention d’être une actrice. Et puis je n’ai pas envie d’avoir le rôle de pseudo causette qui a réussi, la Starac’ nous offre tous les jours des histoires comme ça…


Alors, tu l’as trouvée ton mec mortel ?

(Rires) Non pas encore ! Mais j’ai toujours de la place pour l’amour. Ouais… Si il est vraiment mortel, j’peux en trouver plein du temps !


Tu as du en recevoir des propositions quand même !

Ah oui énormément, et tous les mecs ont joué le jeu. Ils ont envoyé 2 photos ! Maintenant l’adresse est bloquée mais j’avais reçu pas de mails… Eh bien, il n’y a pas eu mon mec mortel dedans, mais on y croit toujours !

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