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DIGITALISM

Par Nicolas George le 09-11-2010
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Avec la sortie de leur premier album « Idealism », Digitalism sonne le doux réveil sonore d’une jeune génération électro-club, bien orpheline depuis Daft Punk ou Prodigy. Fer de lance de cette nouvelle vague qui malaxe sans complexe les héritages acid, big beat, techno, house des grands frères au milieu des influences new-wave, electro pop et post-punk des parents, Digitalism écrit la nouvelle pop de demain. Aujourd´hui.

→ Interview réalisée par Nicolas George


Nightlife : Pouvez vous tout d’abord nous expliquer comment est né « Digitalism » ? Je crois que c’est un peu le fruit du hasard, non ?
Digitalism : C’est vrai ! On s’est rencontré il y a 7 ans dans un magasin de disques où Jens bossait. Au fur et à mesure on a fait connaissance. Jens composait, jouait des claviers et chantait dans son home studio. Quant à moi (Isi), je produisais de la musique, seul dans mon coin ! (rires)

Et rapidement vous donnez naissance à « Idealistic », un premier single auto-produit ?
Il est vrai que l’on partageait la même vision de la musique. On a alors commencé à travailler et à mixer ensemble ! Ca a très rapidement fonctionné entre nous ! Idealistic est notre premier single auto-produit en 2004. Le buzz a rapidement fait le tour de l’Allemagne !

Pour arriver jusque sur le bureau des boss du label Kitsuné !
Exactement ! Notre single est arrivé jusqu’entre les mains de Gildas Loaec de Kitsuné, label parisien qu´il codirige. Kitsuné a alors ressorti le single en 2005.C’est un véritable tournant dans notre carrière. Kitsuné a toujours cru en nous. Il y a une relation particulière avec eux. Maintenant nous sommes une grande famille bien au delà de la simple sphère business !

Tout le monde vous connaît grâce au tube « Zdarlight ». « Idealism » reste un album assez club mais qui tend énormément vers la pop et le rock même. C’était une volonté d evotre part ?
On voulait surtout produire notre musique ! Nous n’avons jamais voulu faire un album « club » même si l’ensemble des titres garde une orientation électronique ! Nous ne voulions pas toucher que les DJs ou les gens qui sortent le week-end mais aussi toutes les autres catégories de personnes avec cet album ! Idéalement, on souhaiterait que les gens écoutent autant l’album en club, qu’à la maison ou que dans leur lecteur MP3 quand ils font leur jogging !
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Vous venez d’Allemagne où la scène minimale est très présente… N’est ce pas un peu difficile de sortir de cet environnement musical ?
Pas tellement car la scène minimale est surtout présente à Berlin. On vient de Hambourg et c’est beaucoup plus simple d’aborder d’autres styles car toutes les influences y sont représentées. Même le Hip Hop allemand, c’est dire ! (rires) Mais bon, nous on fait nos sets, nos sons et on ne se laisse pas influencer par les tendances extérieures.

On vous sent un peu en retrait effectivement de toute cette scène « Made in Deutschland » ?
Il y a une véritable tradition techno en Allemagne. La minimal marche très fort comme tu l’as dit. Mais depuis que le label Kitsuné s’est intéressé à nous, nous avons  joué surtout… hors d’Allemagne ! Depuis nous y avons fait quelques dates… Mais nous ne sommes pas énormément impliqués dans la scène électronique allemande quoi qu’il arrive !

Je crois savoir que vous n’utilisez jamais de samples pour composer vos morceaux…
Exact ! A vrai dire, on n’en a pas besoin puisque l’on crée nos propres samples ! On aime tout faire nous-mêmes ! On a juste utilisé sur l’album « Fire In Cairo » de The Cure. La musique électronique permet d’utiliser toute notre imagination dans nos productions. Et l’intérêt, c’est que l’on n’est jamais limité dans la productivité et l’imagination…

Vous êtes sans arrêt sur les routes… N’est-ce pas un peu frustrant parfois de ne pas pouvoir souffler un peu pour mieux connaître une ville ou un pays ?
Un peu c’est vrai car nous ne restons généralement pas longtemps mais cela nous donne encore plus envie de revenir quand on a aimé une ville ! Et puis on est encore jeune, on a le temps de voyager ! C’est déjà un véritable rêve de pouvoir connaître autant de pays et de rencontrer autant de cultures différentes !

Bon, un peu de sérieux les gars… Depuis que vous êtes connus, c’est plus facile avec les filles ?
(Rires) On te voit venir là ! Bon, c’est vrai ce n’est pas très dur avec les filles lorsque tu es DJ… Cependant, je ne pense pas que ce soit notre statut qui rend cela plus facile. Je pense simplement que les filles aiment les garçons sûrs d’eux et qui savent ce qu’ils veulent faire. Et comme c’est le cas pour nous, cela doit les rassurer !

Si vous deviez inviter un guest d’honneur lors d’une de vos soirées ou l’un de vos sets ?
Le groupe SNAP ! « I’Ve Got The Power ! »

Les DJs français que vous admirez ?
Air, Phoenix, Vitalic, DJ Hell, …

Enfin, quels sont vos projets pour les mois à venir ?
Jens vient de sortir un maxi chez Kitsuné. Mais c’était juste pour le fun ! On se concentre vraiment sur Digitalism car l’album vient juste de sortir. Et puis on va continuer à le défendre sur les routes ! On a traversé le monde à travers les festivals cet été et on va continuer car les festivals et les soirées sont de superbes vitrines pour notre musique !


Digitalism « Idealism » (Virgin/EMI). Déjà disponible

www.myspace.com/digitalism
www.kitsune.fr

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