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Dj BRICE

Par Nicolas George le 09-11-2010
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Venue tout droit de sa Bretagne natale, Brice est aujourd’hui un Dj reconnu et surtout l’un des instigateurs des fameuses soirées “Prohibition”, très appréciées des amateurs de House et d’électro. Aujourd’hui, le concept s’exporte avec succès à l’étranger et fait trembler les murs des meilleurs clubs de France. Mais « Prohibition » c’est aussi une compilation, dans les bacs depuis peu… Ca va faire mal…

                                            CHRIS

NightLife : Comment as-tu découvert l’univers du mix ?
Brice : En fait j’ai beaucoup été influencé par mes parents, de vrais férus de musique. Ma mère était très variété française et mon père très Funk, Soul… J’ai donc grandi dans un univers musical. A 14 ans, j’ai commencé à faire mes premières compilations dans mon coin. Mais le Dijing ça m’est venu vers 15 ans, un soir ou je suis parti en club. J’y ai trouvé un petit job de light Jockey, et je contemplais beaucoup les Dj’s. C’était l’époque de Real 2 Real et de Gala, j’ai chopé la fièvre du Dijing. J’ai donc acheté mes premières platines à 16 ans, je m’achetais les vinyles en brocante, je les prenais par caisse entière. J’ai commencé très généraliste j’avoue…

Justement, qu’est ce qui t’a fait penché vers les musiques plus pointues ?
C’est venu naturellement je crois… Je me passionnais pour la House Music et puis mon évolution professionnelle m’a emmené vers ce genre d’univers. J’ai été G.O au Club Med pendant trois ans et je m’occupais un peu de l’ouverture des Night Club dans les Villages. J’ai rencontré Stéphane de Dj Center et on a décidé de bosser ensemble. Je suis arrivé sur Paris et on a monté les soirées « Paradise » au 287. J’étais toujours dans le Dijing à cette période, c’était l’époque des Kit Kat et des afters qui durent jusqu’à 14h !

Quelle a été ton évolution à Paris ?
Je mixais dans les bars branchés du Marais et je bossais avec Stéphane chez Featuring Prod… Le 287 commençais à décliner, alors on a cherché un autre club. On est donc partit au « Red Light » ou je rencontre Ludo. Il cherchait un des orgas de soirées. Il avait un projet de soirée, il avait trouvé un nom : « Prohibition ». Il me dit de prendre le nom et de m’en occuper. J’accepte et on monte les soirées « Prohibition » ensemble. C’était une fois par mois et c’était surtout la grosse éclate avec Paco et Jean Cédric aux platines. Après, Ludo est parti au Mix, je l’ai suivi. Si je suis la aujourd’hui, c’est beaucoup grâce à lui.

Quel est le concept des célèbres soirées « Prohibition » ?
Notre but est de donner le meilleur aux clubbers, que ce soit musicalement, ou dans l’accueil et même la déco, c’est d’ailleurs pour ça que je mets en place des résidences. Au niveau de la programmation, c’est un voyage autour de la House Music. De la Deep au groovy en passant par la House de Chicago et l’électro-House. C’est une musique festive, énergique, très dansante. On veut plaire à tout le monde.
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Ca n’a pas été compliqué d’installer des résidences en province ou à l’étranger ?
Bien sûr, il a fallu convaincre, mais une fois qu’on en a fait une, le buzz a fonctionné et les gens ont adhéré. Le « Sex Toy » à Montpellier a été le premier à nous ouvrir ses portes et depuis c’est une histoire d’amour avec « Prohibition » (rires) ! A l’étranger c’est pareil, aujourd’hui, le mythique « Théâtro » à Marrakech et « Le Loft » à Tanger nous font confiance.

Parles-nous des guests de « Prohibition »…
On fonctionne au coup de cœur… Depuis deux ans je me retrouve autour d’une équipe réduite de Dj’s, mais une équipe de fidèles… On a découvert et lancé Micky Slim, aujourd’hui tout le monde l’encense ! On tourne aussi avec Collin Peters des « Manumission » ou encore Luca Fabiano des « Salvation ». J’essaye de faire des sessions prestigieuses, des rapprochements avec des clubs d’Ibiza comme le Divino.

L’évènement pour « Prohibition » cette fin d’année c’est la sortie de la compilation…
Oui, c’est la première et je dois t’avouer que j’ai pas mal de pression, mais quand je vois le chemin parcouru je suis super heureux. C’est Micky Slim qui l’a mixé et on est appuyé par Cyber Prod. Je travaille aussi avec les partenaires qui nous suivent depuis le début, comme NightLife ! On va essayer de faire une compilation pour l’été et une pour l’hiver. Le track listing est très électro House, facile à écouter… Je n’ai pas donné de consignes à Micky, juste qu’elle soit festive, après on lui a fait confiance…

Quelle est ton actu Brice ?
Je dois t’avouer que je me rapproche de plus en plus du Théâtro de Marrakech, mais chut… J’ai une résidence une fois par mois là-bas. Avec les « Prohibition », on est en résidence au « Loft » à Tanger, au « Théâtro », au « 7 Discoteca » à Toulouse, au « SoBe » à Rouen, on sera au « Sex toy » à Montpellier tout les quinze jours et au « Mix » à Paris. On est aussi en pourparler pour faire la compilation du « Sex Toy » pour la réouverture du club.

Et plus personnellement ?
Je me mets à fond à la prod, c’est vraiment un truc qui me plaît… Il y a le nouveau site qui sera en ligne à partir du 15 novembre, je viens de rentrer sur « Underground FG ». J’organise également les énormes soirées « Erasmus » du Jeudi soir au Mix à Paris. C’est une soirée pour les étudiants étrangers et franchement c’est énorme. La musique est généraliste et distillée par David Stefanov. Voilà, je ne suis pas fainéant (rires) !

Quel est le rêve de Brice ?
Ouvrir des clubs « Prohibition » dans les meilleures places de la planète, au soleil, les pieds dans l’eau…

Retrouvez Brice sur « Underground FG » tous les Mardis de 11h à 12h, les Vendredis de 5h à 6h et les Dimanches de 3h à 4h / www.myspace.com/bpmbrice - www.djbrice.com
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