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FREDERIC DIEFENTHAL

Par Nicolas George le 09-11-2010
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« Le cinéma est désormais plus critiquable que la télévision »

Nightlife : Avec le rôle de JP dans Clara Sheller tu vas en surprendre plus d´un ! Pourquoi avoir accepté ce rôle ?

Frédéric Diefenthal : J´ai tout de suite adhéré à ce rôle en fait ! J´ai été pris par le scénario que j´ai lu d´un trait. J´avoue que lorsque la production m´a proposé de jouer JP le colocataire homo avec tout ce que cela impliquait je me suis posé quelques questions : « Est ce que j´allais être capable de donner corps à ce personnage à jouer certaines scènes pas si évidentes que cela pour moi l´hétéro ». Mais ma rencontre avec Renaud Bertrand le réalisateur a effacé tous ces doutes.

Ce qui au final est plutôt réussi !

J´espère ! Moi je suis un passionné. Dans ce rôle j´y ai laissé des choses quelque part. Je ne sais pas mentir. Mon métier d´acteur je ne le prends pas très au sérieux mais en même temps il y a toujours une quête de vérité. En fait c´est un jeu ! Je m´en amuse... sur un plateau je ne me concentre jamais ou alors 5 secondes avant. C´est ma façon de rester toujours en décalage et d´être toujours dans la vie.

Depuis Taxi tu as souvent été cantonné dans les mêmes rôles...

Oui c´est vrai ! J´ai fait le tour des rôles de mecs sympas ! Maintenant j´aimerais jouer des méchants ! Mais au ciné ces derniers temps je n´ai pas flashé sur ce qui m´a été proposé. Le cinéma est désormais plus critiquable que la télévision.



Aucun coup de cœur de ta part pour un scénario actuellement ?

Je pense qu´il y a une panne de scénarios de sujets d´idées. Alors on attend toujours LE film. Heureusement il y a quelques surprises ! De jeunes cinéastes qui arrivent et qui bousculent l´ordre établi. Mais ces surprises ne sont pas nombreuses. Il y en a trois à quatre dans l´année. Il y a plein de gens que j´adore. Les Klapisch les Jacques Audiard et puis il y a les anciens qui sont toujours là qui ne déçoivent jamais comme Chabrol ou Gavras... Mais y´en n´a pas 36 !

Dans « Clara Sheller » tu te résignes à découvrir le milieu homo et les boîtes de nuit. Tu es un noctambule invétéré ?

En ce moment c´est mon fils qui rythme mes nuits (rires). Les nuits sont entrecoupées. Je découvre la nouvelle vie de papa. Mais j´aime aussi faire la fête !

Justement décris nous une soirée idéale pour Frédéric Diefenthal ?

L´idéal c´est quand il n´y a pas de programme pré-établi. Un petit dîner assez bien arrosé cela me convient. Je n´ai pas d´automatismes. Je peux m´ennuyer à une soirée et tu es content quand tu rentres. Et puis il y a des soirées où tu es bien où tu t´éclates tu as le verbe facile. Je suis plutôt un bon vivant mais quand je suis dans un monde que je ne connais pas c´est plus difficile. Je ne vais pas aller danser sur une table par exemple !



Pourtant dans « Clara Sheller » le personnage que tu interprètes a un drôle de rapport avec la nuit...

Dans « Clara Sheller » avant de sortir de sa coquille JP n´allait pas en boîte de nuit. Il arrive très coincé et on le retrouve torse nu en transe. Le lendemain d´ailleurs il a une telle gueule de bois qu´il ne se souvient de rien. Si on m´invite à une soirée qu´elle soit homo hétéro ou autre peu importe ! Mais je ne vais pas suivre n´importe qui !

Si on tourne le bouton « on » de ton auto-radio que risque-t-on d´entendre ?

J´aime bien Madonna pour son côté provocant. Pour ce que j´écoute je suis très funk très soul ça va d´Alicia Keys aux premiers hits soul des années 60 avec James Brown Al Green ou Aretha Franklin. Je suis moins R´n´B. J´aime bien tout ce qui est house techno pas trop dance music. De toute façon c´est simple. Pour balayer mes goûts musicaux je passe de FG à Nova. Et puis de temps en temps je me branche sur Europe 2 et Oui FM pour la pop !


>Propos recueillis par Michel DACOURT

Retrouvez l´interview de Frédéric Diefenthal dans le magazine NightLife N°22 en vente en kiosque
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