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JUSTIN TIMBERLAKE

Par Nicolas George le 09-11-2010
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A l’occasion de la sortie de son deuxième album “FutureSex/LoveSounds“, NightLife a rencontré Justin Timberlake lors de sa venue à Paris. Il nous arrive en costard-cravate, entouré de ses gardes du corps bodybuildés, le tout pour un entretien très simple teinté d’un humour incisif. Il a vraiment tout pour plaire...

Propos recueillis par Chris et Meena LOUKA


Nightlife : Ton deuxième album s’intitule “FutureSex/LoveSounds“ et sortira le 12 septembre. Quelles ont été tes inspirations principales pour ce deuxième opus ?

Justin Timberlake : En fait, je me suis beaucoup inspiré de la musique de ma jeunesse. De Michael Jackson à Marvin Gaye en passant par les Eagles, les Beatles ou Al Green. J’avais vraiment envie de mélanger ces différents styles. Si je devais définir la couleur musicale de “FutureSex/LoveSounds“, je dirais que c’est un album “Rock/R&B/Hip Hop“. Il y a trop de musiques représentées pour pouvoir les définir toutes.

On retrouve un peu la touche de Pharell Williams et des “Neptunes“...

Oui et c’est logique. J’ai beaucoup aimé travailler avec lui sur le premier album, alors je crois que “l’empreinte Pharell“ a laissé des traces... Il mélange les styles pour se les approprier, c’est ce que je fais aussi sur l’album. Je puise dans l’histoire musicale pour en sortir mon son à moi.

Le nom de l’album est particulier... Pourquoi ce nom-là ?

Parce que “Purple Rain“ était déjà pris (rires) ! Bon stop la plaisanterie... Je suis vraiment nul pour trouver des noms d’albums, je ne savais pas comment l’appeler. Et, un jour, à Miami, il était 6h du mat’, on rentrait du studio en voiture avec Timbaland et là il y a eu un déclic... On écoutait un son à la radio et Timbaland m’a dit : “y’a trop de choses qui ressortent de ce morceau, c’est l’avenir du son“... De là, j’ai ressorti deux mots : “Futur“ et “Sound“. Le lendemain, au studio, un ingénieur du son m’a fait remarquer que dans les trois quarts de mes chansons il y avait le mot “Love“ et le mot “Sexe“. En écoutant les titres, c’est flagrant ! J’ai donc décidé de rassembler tous ces termes qui en fait représentent à merveille l’album.

Peux-tu nous parler des featurings qui seront présents sur l’album ?

Bon, bien entendu, Timbaland pose sa voix, mais ce n’est pas vraiment des featurings. Par exemple sur le premier single “Sexy Back“, la voix de Timbaland est omniprésente tout au long du morceau. Sur l’album, j’ai des “Guests Vocaux“ comme T.I, un rappeur d’Atlanta, que tu dois sûrement connaître ?

Oui, c’est le “King Of South“, auteur du titre “What You Know“...

Exactement ! Pour revenir à ta question, on retrouve également Basic Maffia et Will.I.Am des Black Eyed Peas. D’ailleurs j’ai monté un groupe avec lui : Jawbreakers. J’avais bossé avec lui pour le titre “Where is the love“.

Parle nous de tes prestigieuses collaborations avec Timbaland et surtout celle plus surprenante avec l’un des fondateurs du Rap et ancien membre des “Beastie Boys“ : Rick Rubin ?

J’adore Timbaland parce que c’est un mec qui relève tous les défis, il ne recule jamais. Ensemble, on a fait le morceau “Cry Me A River“, mon préféré sur l’album “Justified“. J’ai tellement aim& que quand j’ai décidé de commencer mon deuxième album, je l’ai appelé et je lui ai dis : “Hey ! Ca te dit pas de refaire 5 ou 6 “Cry Me A River“ sur mon nouvel album ? “ Il m’a dit ok et c’était parti. Concernant Rick Rubin, c’est vraiment une référence pour moi ! C’est un producteur qui peut tout faire et avec tous les styles de musiques, des Beastie Boys au Red Hot en passant par Jay-Z. On s’était rencontré déjà quatre fois avant d’enfin travailler ensemble. À chaque fois que je le voyais je lui disais : “Il faudrait qu’on travaille ensemble !“, il me répondait : “Ok“. C’est marrant de travailler avec lui... Quand tu arrives au studio, il est toujours assis avec sa bière en donnant ses consignes. Il a amené le côté de ce que vous appelez ici en France le Old School/R&B. Malgré son expérience incroyable dans l’industrie musicale, c’est quelqu’un qui est resté humble, il aime la musique, c’est un mentor, il a gagné un ami...

Et concrètement, dans le studio, comment se passait une séance de travail ?

C’était fantastique ! On bossait au jour le jour... Je n’écris aucune parole, je fais tout au fur et à mesure, alors chaque fois que j’avais une idée, on se mettait tous en place. Un jour, pour un titre de l’album, je me suis mis au piano et les musiciens m’ont entouré et ont joué en fonction de mon impro. Je me sentais ridicule face à ces monstres aux instruments, mais finalement à la fin, Rick Rubin est venu me voir et m’a seulement dit : “You should play faster...“ (tu devrais jouer plus vite...). Quel soulagement ! Alors la version soul de la base s’est transformée en une version plus rapide, et c’est celle-là que l’on a gardé.

Un petit mot pour tes fans français ?

J’adore la France ! J’y viens dès que je peux et j’ai franchement hâte de commencer ma tournée pour pouvoir y revenir. À très vite !

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