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LAURENT WOLF

Par Nicolas George le 09-11-2010
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On ne présente plus Laurent Wolf, DJ-Producteur reconnu, auteur de tubes incontournables comme « Saxo », « Calinda », ou « Rock Machine »... Le frenchy from Toulouse signe son retour avec « Hollyworld », un album ambitieux, riche et éclectique, qui devrait autant séduire les amateurs de sons club que le grand public. Laurent Wolf vient de frapper un grand coup avec ce que tout le monde appelle déjà, l’album de la maturité. Et sans doute l’un des albums de l’année... > Propos recueillis par Nicolas George

« J’AI VOULU SORTIR DU CRÉNEAU « COMMERCIAL » DANS LEQUEL ON TOMBE TROP FACILEMENT DÉSORMAIS... »

Nightlife : Un nouvel opus de Laurent Wolf est toujours très attendu. Au final «  Hollyworld » est très abouti et éclectique. Comment s’est déroulé la composition de l’album ?

Laurent Wolf : C’est l’album qui m’a pris le plus de temps et où je me suis vraiment fait plaisir. Il y a au moins un an de préparation avec « Hollyworld ». J’ai composé les tracks sur tout l’album quasiment, les musiciens me faisaient des propositions pour les mélodies, je tranchais ensuite. On a également démarré avec des pré-maquettes puis un casting de voix... Ensuite, place à l’écriture des textes, puis finalisation de l’ensemble ! Eh oui près d’un an de travail quand même !

Beaucoup parlent d’album de la maturité. D’accord avec cette idée ?

Ah oui totalement, on peut dire que c’est l’album de la maturité. Quand j’ai commencé en tant que DJ, je ne savais pas composer la musique. Et là c’est l’inverse ! J’ai apporté ma touche un peu partout. C’est un véritable album artistique dans la composition ! En fait, cet album est le reflet de ce que j’aime, et j’espère, de ce que je suis aussi !

On embarque avec le Capitaine Wolf pour un tour d’horizon de son album ?

Allez c’est parti (rires)... En écoutant les 12 titres on découvre de nombreuses sonorités différentes. Il ya par exemple un morceau Deep « Quiet Time », un plus trance avec des sonorités asiatiques « Yume », des sons up tempo avec « War », électro pop avec « It’s too late » ou « I Don’t Know », avec des influences dico-funk sur « Come On »... C’est un véritable voyage avec des destinations sonores totalement différentes ! Il y a de nombreux featurings également et quelques belles surprises côté voix que je vous laisse découvrir !

N’as-tu pas peur de « déconcerter » ceux qui te connaissent surtout à travers tes sons « dancefloor » ?

Le style diffère beaucoup des albums précédents, c’est indéniable. C’est un album très marqué pop-électro. On est loin de «  Calinda » ou « Saxo » mais les aficionados ne vont pas être tant déconcertés que ça, car on retrouve la même dynamique qu’auparavant avec pas mal de morceaux club quand même ! Et puis, j’ai voulu faire un album qui me ressemble : il faut savoir évoluer et varier les plaisirs... Ce qui est sûr, c’est que l’on ne pourra coller à « Hollyworld » l’étiquette d’album commercial ! En composant cette album, il n’y avait aucune arrière pensée « commerciale »  ! Comme je l’ai dit, c’est vraiment ce que j’aime et j’ai pris du plaisir à le faire. Il est vrai que j’ai pris des risques, que l’album n’est pas toujours « facile à écouter », mais j’ai voulu sortir du créneau « commercial » dans lequel on tombe trop facilement désormais.

Tes fans profitent même des dernières technologies avec ton disque !

Eh oui, nous avons inclus le système Opendisc, une sorte de CD de software : il y a une clé d’activation avec laquelle on peut aller sur un forum personnalisé sur le net, où l’on peut télécharger des vidéos, des remixes, des versions inédites... Les internautes peuvent s’échanger des choses entre eux avec les forums et cela crée une véritable communauté...

« Cet album est le reflet de ce que j’aime et de ce que je suis ! »

Je suppose que, qui dit nouvel album, dit tournée ?

Oui, l’album est sorti dans près de 50 pays. Près de 90 dates de tournée sont prévues jusqu’à fin septembre.

Tu débarques même aux Etats-Unis. Les DJs français commencent à bien s’implanter là bas !

David Guetta et Bob Sinclar commencent effectivement à être connus, ou d’autres groupes comme Daft Punk ou Dimitri From Paris. Ils nous ont ouverts une voie royale !

J’ai entendu dire que pour Laurent Wolf, finis les Vinyles, et même les CDs  ! Exclusivement des prestations Live désormais ?

Eh oui, on évolue ! Maintenant je joue en Live... Exit les CDs ou les Vinyles... Je crée ma propre musique sur scène ou en club désormais... Bon je ne te cache pas que j’ai toujours avec moi quelques CDs au cas où ça plante, mais je fais exclusivement des prestas live !

Le lieu le plus atypique où tu as joué ?

Lors d’un Festival en Colombie ! 35000 personnes sur la plage... Ca envoie grave ! Et ton meilleur souvenir de soirée en club ? Le Zima à Moscou... J’ai joué de 2h30 à 9h30 du mat’ ! Et les gens ne voulaient pas décrocher quand on a fini le set... Un truc génial est passé entre le public et moi cette nuit là !

La France à la traîne en terme de concepts et de soirées. Qu’en penses tu ?

Ce n’est pas qu’on est à la traîne, mais les temps ne sont pas évidents... Le pouvoir d’achat est en baisse, la vie est trop chère... Bref, ce n’est vraiment pas évident de s’en sortir, et je pense que les gens sortent moins qu’avant. Et toute la machine « club » est un peu au ralentie. Après, dans des villes comme Paris, on est un peu blasé... Quelle grande star ou grand DJ n’est pas passé à Paris ? C’est difficile d’y surprendre les gens désormais...

J’ai une baguette magique et je propose à Laurent Wolf de réaliser son rêve le plus fou...

J’emmène avec moi 400 personnes dans la navette Columbia. Tout le monde a des enceintes intégrées dans la tenue et on va faire la fête sur la Lune ! Et chacun ramène son petit bout de Lune sur Terre ! Oh oui, ce serait énorme !

Hollyworld, le dernier opus de Laurent Wolf
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