Article précédent
Article suivant

Nelly Furtado

Par Nicolas George le 09-11-2010
Partager cet article :

Nelly Furtado est née au Canada en 1980. Baignée dans la culture américaine dès son plus jeune âge, elle est influencée par des groupes comme TLC, Salt’n’Pepa, Lionel Richie, PM Dawn. À l’adolescence, ses racines européennes (ses parents sont portugais) la renouent avec la pop : The Verve, U2... Remarquée par un directeur artistique de chez Universal, elle enregistre son premier single “I’m Like a Bird“, suivi de son premier album “Whoa Nelly“. Son talent ainsi confirmé, elle continue sur sa lancée en 2003 avec l’album “Folklore“. Aujourd’hui, elle aborde un virage R&B avec son troisième album “Loose“, produit par le rappeur américain Timbaland.

Propos recueillis par Antoine Baduel dans l’Happy Hour d’FG Dj Radio.


Antoine Baduel : Avec l’album “Loose“, tu prends un virage R&B. Qu’est ce qui t’as fait changer de style musical ?

Nelly Furtado : Le R&B est quelque chose que j’ai au fond de moi depuis toujours... J’ai toujours adoré le Hip-Hop et le R&B. C’est la musique de mes racines, et aussi celle de mon adolescence. Bien que je sois une artiste pop à la base, j’avais déjà travaillé avec Timbaland, il y a quelques années, sur un remix de Missy Elliot. On s’était toujours promis de retravailler ensemble un jour et c’est fait !

Timbaland a travaillé avec Missy Elliot, Aaliyah, Justin Timberlake. Peux-tu nous parler de votre collaboration... Est-ce un coup de foudre ?

Complètement, c’est un coup de foudre musical... On s’est rencontré il y a 5 ans et il m’a immédiatement beaucoup inspiré. Il a un comportement très bestial face aux consoles, aux machines, il maîtrise son sujet, il est vraiment impressionnant. Sa technique de production m’a presque fait tourner la tête... C’est un vaudou (rires) ! Il a une inspiration musicale incroyable.

“Loose“ a été enregistré à Miami. Tu as croisé les routes de Pharell Williams, Lil Wayne, attitude qui ont posé leurs featurings sur ton album. Comment t’es-tu sentie en studio dans cette ambiance très hip-hop ?

J’ai adoré ! L’ambiance de Miami est sensationnelle... Cette ville a un style à part. C’est fun, c’est chaud, c’est sexy... Il y a quelque chose de stimulant. En plus bosser avec Timbaland et tous ces gens qui nous rejoignaient toute la nuit en studio avec leurs gros sons est quelque chose de très bénéfique. Parfois on travaillait en plein air, au bord de la piscine, c’était génial.


“Sur scène, je vais bouger mon corps comme jamais...“

C’est vrai que c’est Pharell qui t’as fait découvrir le reaggaton ?

Oui, c’était à Miami... Il est venu me voir et il m’a dit : “Il faut que tu chantes du reaggaton“ ! J’ai dit d’accord... Mais c’est plus du hip-hop espagnol. Il faut être de Porto Rico pour pouvoir chanter du vrai reaggaton avec l’accent...

Ton premier single “Promicious“ est donc très R&B, mais sur l’album tu as des morceaux avec divers influences. Était-ce une volonté de ta part de rassembler plusieurs genres ?

Oui, j’avais mis sur la table toutes mes influences, mes sensibilités. C’est un album beaucoup plus pur, qui reflète bien le côté très dansant de Timbaland, mais aussi mon côté vocal. On a rassemblé tous les styles, puis on les a combiné en apportant chacun sa touche personnelle. C’est mon projet le plus authentique. On a bien tchatché, on s’est amusé en enregistrant, et ça ce ressent sur l’album.

Tu as aussi participé activement à l’écriture des textes. C’est vraiment différent artistiquement et intellectuellement des deux précédents opus...

Oui, je voulais changer ma manière de travailler et d’envisager la musique. Cet album est beaucoup plus physique, beaucoup plus lié au corps. Il marque un changement radical. Pour un artiste, c’est toujours important de montrer qu’on peut changer. On évolue, on grandit, on mûrit et c’est primordial d’amener son public dans ses évolutions.

Tu as des dates au Japon cet été, que vas-tu préparer sur scène ?

Je serais en août au Japon et en Australie. J’ai deux danseurs avec moi et je peux vous dire que je vais bouger mon corps comme jamais sur scène (rires) ! Je vais aussi venir à Paris fin 2006 pour une tournée française. Je réserve pleins de surprises au public français... J’adore la France, dès que j’ai du temps je viens ici, je m’y sent très bien.

Retrouvez Antoine Baduel dans l’Happy Hour sur FG Dj Radio du Lundi au Vendredi de 18h à 20h.

Article précédent
Article suivant