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PUFF DADDY

Par Nicolas George le 09-11-2010
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LE MONDE EST A LUI...

Puff Daddy, c’est l’histoire d’un mec avec une rage de réussir hors du commun, une volonté farouche de montrer au monde entier qu’un black pouvait régner sur l’empire du disque. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il a réussi. Aujourd’hui, Sean Combs fait partie des plus grosses fortunes américaines et se retrouve à la tête d’un business évalué à plusieurs centaines de millions de dollars. Mais la route de fut pas toujours si facile et son parcours semé d’embûches. Si aujourd’hui c’est grosses bagnoles, champagne et soirées jet set, il y a pas si longtemps c’était plutôt traîtrises, guerre de gang et meurtres... NightLife revient sur l’ascension fulgurante de Sean Combs aka Puff Daddy (ou P.Diddy, ou Diddy etc... C’est comme on veut finalement) !

Dossier réalisé par CHRIS


 

Si une phrase pouvait résumer la vie de "puffy", ça pourrait être "Sexe, business et Hip Hop"... En effet, le célèbre producteur, auteur et compositeur américain a usé de tous les stratagèmes, mais aussi de son génie musical pour régner en maître sur le Hip Hop mondial. Le jeune homme a réellement planifié sa destinée, refusant de n’être qu’un black dans un univers géré par les blancs... Melvin et Janice Combs donne naissance le 4 novembre 1969 à un petit Sean, dans le quartier de Harlem à New York. Il y a mieux comme coin pour voir le jour, mais le destin va déjà l’éloigner de ce milieu dans lequel il serait sans doute voué à la pauvreté et à la drogue. En effet, alors qu’il est âgé de deux ans seulement, son père est froidement abattu au volant de sa voiture alors qu’il est stationné dans un parking de Manhattan, il avait 33 ans...

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Ce ne sont que les prémices d’une vie dans laquelle la mort aura somme toute une place importante... Sa mère, décidée à ne pas laisser vivre ses enfants dans ce climat dangereux emmène toute sa famille à Mount Vernon, dans le nord de l’état. La banlieue est tranquille, les blancs y ont pignon sur rue. Sean Combs fait ses études à l’Académie Catholique Saint Michael dans le Bronx. Sa mère veut ce qu’il y a de mieux pour son fils, elle l’envoie donc à l’université Howard à Washington D.C. Il y rencontre le rappeur Heavy D et ils deviendront les meilleurs potes du monde. Pendant son cursus, "puffy" fait un stage (grâce à Heavy D) au sein du label "Uptown Records", c’est la révélation.

LE JEUNE « PUFFY » A LES DENTS LONGUES...

Bluffés par son oreille musicale et sa capacité à prendre des décisions, les boss du label lui propose un contrat une fois ses études terminées. Le jeune homme saute sur l’occasion et devient recruteur d’artistes pour le label puis Directeur artistique. Premier coup d’éclat : à cette époque, il repère une jeune fille bourrée de talent avec une voix et une énergie incroyable... Il l’a fait signer sur « Up Town »... Cette artiste n’est autre que Mary J Blidge... Il signe aussi un jeune prometteur dans le Rn’B : Jodeci. Il se met également à la production avec des artistes comme Heavy D, Father MC et Mary J Blidge... Mais Sean Combs voit plus grand pour lui, et il le fait savoir... Les dirigeants du label, constatant l’ampleur que commence à prendre le jeune homme se méfie de plus en plus et finisse par le remercier.

Aucun problème, de toute façon, Puff Daddy commence à ne pas supporter l’autorité, il veut diriger... Donc, loin de se démonter et galvanisé par ses études de management, il fonde en 1993 sa propre maison de production : Bad Boy Entertainment. Et là, le monde du rap découvre un jeune entrepreneur, fin mélomane et avide de réussite. La première année il signe quelques artistes, alors certes pas trop connus à l’époque, mais qui aujourd’hui font partie des plus grands artistes hip-hop. Parmi eux : Notorious BIG, Craig Mack, 112, Mase, The Lox et Faith Evans. Mais c’est véritablement le « Notorious » ou "Biggie Small" pour les intimes qui mettra « Bad Boy entertainment » sur les chemins du succès. Le jeune homme a un flow hors du commun et des lyrics prenant... Le premier titre du jeune rappeur, « Flava in ya ear » fait un carton. Son album sera sacré double disque de platine... « Puff Daddy » commence alors à sentir l’odeur de l’argent, et les millions s’accumulent... Dans sa soif d’aller toujours plus loin, il va commettre une erreur...
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UNE REUSSITE ENTACHEE PAR LA MORT...

Alors que « Bad Boy Entertainment » prend clairement le contrôle de la côte Est des Etats-Unis, Sean Combs va proposer à Tupac Amaru Shakur aka 2 Pac, alors rappeur émérite de la côte Ouest, de signer chez lui. Le jeune homme refuse et signe avec Suge Knight le « big boss » du label « Death Row » leader sur la côté Ouest du pays... La guerre est déclarée... Les deux camps s’injurient par chansons interposées, mais Puff Daddy va aller plus loin en polémiquant ouvertement dans les médias... Le succès a un prix, il va en faire l’amère expérience.

La poussée de violence culmine en 1996 avec le meurtre de Tupac, suivi de celui, six mois plus tard, de Notorious B.I.G. L’événement fait basculer l’univers de Combs qui travaillait à son premier disque qu’il laisse de côté pendant de nombreux mois. Profondément affecté, Puff Daddy décide de revenir mais cette fois, en tant qu’artiste à part entière. À la mi-97 il est de retour avec le simple « I’ll be missing you » en souvenir à son ami Biggie. Le rappeur sample la mélodie d’ « Every Breath You Take » de Police en duo avec Faith Evans, c’est un carton. Son album « No way out » paraît en 1997 et se rend immédiatement au sommet du Billboard et est certifié disque de platine à plusieurs reprises. Puff Daddy est honoré d’un Grammy Award pour le meilleur album rap de l’année.
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PUFF DADDY, LE SURDOUE DU RAP...

Suite au gigantesque succès de « No Way Out » en 1997, son premier album solo, le statut de « Puffy » a pris une autre dimension. Cet album a été certifié cinq fois platine aux Etats-Unis et au Canada grâce à quatre singles aux records impressionnants : tous n°1 et certifiés multi platine, à commencer par "I’ll Be Missing You" qui a remporté un Grammy Award ; "Can’t Nobody Hold Me Down", nominé aux Grammy Awards ; "It’s All About The Benjamins/Been Around The World", certifié disque d’or et "Victory". L’album No Way Out, ainsi que le single "I’ll Be Missing You" (n° 1 dans 18 pays du monde), ont tous deux été certifiés disque d’or, de platine ou multi-platine dans environ une douzaine de pays. Sous l’égide de Puff Daddy, le roaster d’artistes talentueux de Bad Boy s’est imposé dans les charts, de The Notorious B.I.G. à Faith Evans en passant par Total, 112, Mase et The Lox.

En outre, Puff Daddy a acquis une reconnaissance artistique et commerciale suite à ses collaborations en studio avec une kyrielle d’artistes de renommée internationale, notamment Mariah Carey, New Edition, Boyz II Men, TLC, SWV, Aretha Franklin. L’expansion de Bad Boy Entertainment est fulgurante et son positionnement au sommet de la musique actuelle est indéniable. Les dollars pleuvent sur la maison de production de Puffy qui devient le producteur le plus en vue du moment. Trois ans après sa création, « Bad Boy Entertainment » affiche 100 millions de dollars de vente d’albums !

En 1999, le rap du businessman est toujours de vigueur puisque Puff Daddy sort un deuxième opus, « Forever ». De nombreux producteurs et artistes ont participé à sa réalisation : R.Kelly, Jay-Z, Mage, Kelly Price, Nas, Busta Rhymes, 112, Ron Islev des Islev Brothers et Faith Evans. En outre, le premier single de ce nouvel opus, « P,E. 2000 », fait l’objet d’une vidéo révolutionnaire mise au point par Puffy et le réalisateur Martin Wise. Elle y présente la rencontre entre le hip-hop « old school » et la technologie du prochain millénaire.

Maintenant, Puff Daddy est un businessman à 80% et un rappeur à 20%. Il dirige son label « Bad Boys Records » au sein d’une très grande compagnie responsable de 100 millions de dollars de vente d’albums. Des artistes de tous les milieux travaillent avec cette société comme Aretha Franklin, Boyz II Men, Mariah Carey, TLC, SWV and Lil’Kim, Junior Mafia ou encore Lil Cease. Et d’ailleurs, la plupart des artistes qui réussissent font partie de son équipe qu’il appelle la « Bad Boys Family ».

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P.DIDDY, UN HOMME CONTREVERSE...

Sean Combs doit constamment faire face à la controverse, et cela ne date pas d’hier... Ces premiers faits d’armes remontent à bien longtemps. En 1991, alors qu’il bosse pour le label « Up Records », il décide d’organiser une soirée dans le gymnase d’un collège de New York. La soirée fait suite à un match de basketball au profit de la lutte contre le SIDA. « Puffy » veut montrer de quoi il est capable, et surtout veut prouver à tous qu’il est un grand promoteur. La salle n’est pas grande et pourtant il va vendre des billets à deux fois plus de personne que la capacité requise dans cette salle. C’est l’émeute...

Les gens ne veulent pas rester dehors, ils entrent de force. La foule s’entasse, des gens sont écrasés. Le bilan est très lourd : 9 morts. En 1999 la cour de justice déclarera que Sean Combs et Heavy D sont responsables à 50% dans ce drame. Son image en prend un coup... En 1997, il est accusé d’avoir tabassé un dirigeant d’ « Interscope Records » après un différent sur un clip vidéo. Il s’en tire cependant à bon compte, obtenant une peine réduite, se voyant imposé un atelier de gestion de la colère. Mais, l’image sulfureuse du jeune homme ne cesse de croître... En 1999, alors qu’il est en soirée dans un club branché de Manhattan avec sa copine du moment Jennifer Lopez, il est pris dans une fusillade qui blessera trois personnes. Sean Combs fait alors face à une accusation de possession d’arme prohibée. Par la suite, il fait face à une kyrielle de poursuites en justice, certaines plus farfelues que d’autres. Finalement, tous ces démêlés auront raison de l’amour de J. Lo qui le quitte le jour de la St-Valentin ! Mais heureusement pour lui, il est acquitté des accusations qui pesaient contre lui à la suite de la fusillade dans le club.

P. DIDDY, UN HOMME NOUVEAU...

Ces déboires judiciaires n’empêchent pas le rappeur de revenir en musique. Convaincu que son nom est à jamais entaché par tous ses récents problèmes, il décide de passer de Puff Daddy à P. Diddy. En 2001, il est de retour avec l’album « The saga continues ». Pour se refaire une popularité, il accepte également d’ouvrir pour Britney Spears au cours de sa tournée nord-américaine. En 2002, le business man se lance dans la téléréalité et produit un show, Making the Band. Une sorte de Star Académy à l’américaine financé par le roi du rap. En 2003, Puffy s’est véritablement éloigné de ses vieux démons... Il court le marathon de New York et fait gagner près de deux millions de dollards pour l’éducation des enfants de New York. Pour ceux que cela intéresse il finira le marathon en 4 heures et 18 minutes...

En 2004, il participe a la campagne "Vote or Die" (vote ou meurs dans le texte) pour l’élection présidentielle. Mais ne vous inquiétez pas, il continu à faire de la muqiue... La preuve, fin 2005, il sort un album hommage à son ami Notorious B.IG, « Duets, The Final Chapter », où l’on peut retrouver des titres de Biggie auxquels ont participé pour l’occasion des musiciens de haut vol comme Missy Elliott, Eminem, Mary J.Blige, Snoop Dogg, Mobb Deep, Akon, Faith Evans...et même Tupac et Bob Marley... Sacré Diddy ! En 2006 Sean Combs s’explique enfin sur ce changement de nom (encore !). Il dit s’appeler « Diddy », car le P. était un obstacle entre lui et ses fans (c’est c’la oui...). L’année dernière, il nous proposait son dernier opus « Press Play », après 4 ans de disette... Les plus grandes stars de la chanson internationale ont participé au projet comme Christina Aguilera, Keyshia Cole, Mario Winans, Nas, Will.i.am (Black Eyed Peas), Mary J.Blige, Nicole Scherzinger (Pussycat Dolls), Jamie Foxx, Big Boi (Outkast), Ciara, ou encore Brandy. Evidemment, l’opus est resté premier des ventes pendant de longues semaines...
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P.DIDDY : LE FETARD MEGALOMANE...

Bien décidé à arrêter de chanter, le roi du rap a prévu de se consacrer pleinement à la gestion de sa carrière d’acteur (oh my God !), de son label Bad Boy Records, et de sa ligne de vêtements, Sean John. Eh oui, car ce dénicheur de tendances est aujourd’hui à la tête d’une fortune estimée à 250 millions de dollars. Fort et fier de sa réussite, il s’est affiché pour toute l’année, le poing levé, sur un panneau de 52 mètres de haut sur 16 mètres de large, en plein Time Square. Quand il s’agit de faire la publicité de sa ligne de prêt-à-porter, il choisit donc de battre un nouveau record dans ce quartier de New York. Résidant à Manhattan, P. Diddy, qui ne quitte pas ses lunettes noires et adore s’habiller en blanc...

Bon c’est sûr, c’est pas discret pour aller en boîte de nuit, mais ca fait partie du jeu... Tout comme le fait qu’il soit escorté des plus jolies filles du moment et muni d’une corne de brume ! Comme il aime trinquer, il a l’idée de lancer sa propre marque d’alcool : Diddy Drinks. Ses boissons seront sûrement à la carte des Justin’s, la chaîne de restauration qui porte le nom de son fils aîné. Toujours à essayer d’allier l’utile à l’agréable, il envisage également d’acheter une équipe de basket de la NBA. Il n’a pas pu s’offrir les New York Knicks, mais ne renonce pas pour autant... L’homme est clairement extravagant (mais si regardez les photos de ses vacances à st tropez !), il a un ego surdéveloppé et une volonté de fer.

Quoiqu’il en soit, Sean "Puffy" Combs est un artiste et un homme d’affaires confirmé. Il a remporté une multitude de récompenses dans l’industrie du disque et le secteur privé devenant ainsi un véritable modèle pour des millions de jeunes. La vision de Puff Daddy, jeune noir des banlieues new-yorkaises rêvant de réussir dans l’industrie du disque, constitue le moteur clé de ce succès phénoménal. Bravant tous les dangers et régnant sur son empire avec une main de fer, Sean Combs est devenu l’un des hommes les plus puissants de l’industrie du disque, et l’un des hommes les plus riches de la planète...

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LA GUERRE DU RAP AU COEUR DU SUCCES...

On a vu apparaître aux débuts des années 90 et quasiment jusqu’à nos jours de grands conflits entre les différents rappeurs américains. Le plus grand d’entre eux opposa deux camps radicalement opposés. La West Coast du "Death Records" de Suge Knight contre la East Coast, du "Bad Boy Entertainement" de Puff Daddy Knight. Les deux majors du hip-hop contrôlées par des Blacks ont lancé de grands artistes sur le devant de la scène : Snoop Dogg, 2 Pac, Mary J Blige, Notorious BIG... Ils ont empoché des millions de dollars tout en gardant des liens étroits avec le milieu. C’est ce qui va faire dégénérer la situation. La haine va naître entre les deux écuries. New-York, 1994. Tupac et trois proches arrivent dans un studio de Manhattan. Une fusillade éclate...Le rappeur reçoit une volée de balles, dont deux le touchent à la tête. Il parvient à se traîner jusqu’à un ascenseur. Arrivé au huitième étage, dans un sale état, il tombe sur Puffy et Notorious...

Conduit à l’hôpital, il est ensuite condamné dans une affaire de moeurs, il retrouve la prison. Il en est sûr, Notorious et surtout Puff Daddy étaient au courant du piège et il le dira ouvertement dans une interview. Vrai ou faux, c’est la guerre ! Dans un premier temps, ce sont des affrontements verbaux. Dans une de ces chansons, 2 Pac dit avoir couché avec Faith Evans, fiancée de Notorious, alors que Puffy, se voit traiter de "bitch" ("Pute" en français). Biggie riposte en rimes sur le fric et les bijoux de Shakur, et en le provocant dans le titre "Who Shot Ya ?" ("Qui t’a tiré dessus ? "). Tupac est atteint dans son amour-propre, car une rumeur (venue de l’Est), veut qu’il ait perdu un testicule dans l’attaque, d’où un nouveau surnom : "One Pac"... Quelques mois plus tard les deux stars vont connaître le même sort. Ils sont abattus dans leur voiture à quelques semaines d’intervalle. La rivalité prend fin mais à quel prix... Leur mort a créé deux légendes, mais a aussi remplie les caisses de Puff daddy....


P. DIDDY ET SNOOP DOGG EN CONCERT A BERCY

Le Mercredi 21 Mars, les deux maîtres incontestés du hip-hop américain sont réunis pour un concert exceptionnel à Bercy. Préparez-vous à un show sans précédent en France ! NightLife vous annonce que « Puffy » poursuivra la fête au V.I.P Room sur les Champs-Elysées, au cours d’un after show à l’américaine ! Save The Date !

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