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SHYM

Par Nicolas George le 09-11-2010
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LA BOMBE DU RN’B MADE IN FRANCE

Elle est jeune, elle est magnifique, une voix magique et une présence scénique indéniable... Elle c’est Shy’m, la nouvelle star du Rn’b en France. « Femme de couleur », « Victoire », les deux premiers titres de son album « Mes Fantaisies » inondent les ondes et les écrans de télévision. Nominée aux NRJ Music Award, la prestation de la petite protégée de K-Maro a bluffé tout le monde. Plus jeune, elle était timide maladive, aujourd’hui, Tamara affiche une décontraction et un naturel impressionnant. J’ai kiffé...

Propos recueillis par CHRIS



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NightLife : Shy’m, d’où te vient ce nom de scène ?

Shy’m : Quand j’étais plus jeune j’étais d’une timidité maladive, c’était incroyable ! Genre dans le bus je n’osais pas appuyer sur le bouton d’arrêt pour descendre, même pour aller acheter un truc c’était la galère. Alors quand j’ai choisi mon nom de scène, je me suis dit que Shy (« timide » en anglais) me correspondait bien. Le « M », c’est un clin d’oeil à mes origines : la Martinique.

Quand as-tu commencé à te passionner pour le chant et la danse ?

Depuis toujours. C’est très difficile pour moi de te donner une période, car j’ai l’impression d’avoir toujours vécu avec ça dans le sang. Ces deux activités font parties de mon éducation. Mon père chantait dans une chorale Gospel alors le chant est venu à moi naturellement, même si par la suite j’ai pris des cours. Je danse depuis toute petite, et même aujourd’hui, si je n’ai pas mon cours de danse je me sens mal.

C’est quand même un milieu particulier, surtout pour une jeune fille de 17 ans...

Je ne te le fais pas dire, mais je n’ai toujours compté que sur moi-même. Je sentais vraiment au fond de moi que je pouvais le faire, et pourtant beaucoup n’ont pas cru en moi et ont tenté de me décourager. Malgré mon âge, j’étais motivée comme personne et je me suis investie à fond dans mes passions. Ma mère a beaucoup cru en moi et ça m’a donné envie de réussir.

Le déclic vient de ta rencontre avec K-Maro, comment ça s’est passé ?

Effectivement, Cyril marque le début de ma carrière... Après les succès que l’on connaît tous, il s’est consacré à sa carrière de businessman. Pendant ce temps, je déposais mes maquettes dans toutes les maisons de disques. Un jour, il passe chez Warner et, dans un bureau, il tombe sur la maquette que j’avais déposé quelques jours avant. Le hasard faisant bien les choses, il cherchait une artiste à produire. Il a écouté, a bien accroché et a voulu me rencontrer. Le rendez-vous s’est fait dans un studio... J’étais flippée, il m’a sévèrement casté (rires) ! Ma voix, mon caractère, les techniques vocales, tout y est passé. Il a vu que j’étais pétrifiée et je crois qu’il a aimé ce côté torturé chez moi... A partir de là tout est allé très vite...

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« JE NE CROIS PAS AU PRINCE CHARMANT... »

Tu as sorti ton premier album « Mes fantaisies ». Qui a fait quoi sur cet opus ?

En pro qu’il est, K-Maro a tout géré de main de maître... On a beaucoup parlé ensemble, car il ne me connaissait pas. Il a fallu qu’il entre dans mon univers pour en sortir des textes. On s’est mis d’accord sur des thèmes et il a écrit. Il m’a très bien compris, mais quand des choses ne me plaisaient pas je donnais mon avis et on changeait. Ca a vraiment été une belle collaboration.

Amour et métissage, cela résume t’il bien ton album ?

Oui c’est sur... Mais je n’ai pas traité de l’amour dans son aspect « Fleur bleue », je ne suis pas comme ça du tout. Ca traite de l’amour familial, pour la musique, pour mes cultures et origines... C’est très vaste, ce n’est pas un amour exclusif.

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Ta timidité te joue t’elle des tours avant de monter sur scène ?

Oui, j’ai un track fou avant de monter sur scène (rires) ! Pour les NRJ Music Award et le prime de la Star Ac, j’étais tellement stressée que je n’y ai même pas pris de plaisir. Pareil pour le Sidaction ou j’ai chanté avec Pascal Obispo et Chimène Badi. Le plaisir et la satisfaction sont venus bien après. Maintenant, avec l’expérience j’ai moins peur.

Que détestes-tu chez les mecs ?

Je déteste les mecs prétentieux, c’est horrible, je leur parle même pas. Un mec trop sur de lui peut vite me faire peur et donc me faire fuir. Moi, je craque sur les mecs naturels, ceux qui ont une attitude sobre, ceux qui dégagent quelque chose d’évident, un charme naturel. Le regard est très important pour moi, il parle plus que de simples mots.


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A quoi rêve Tamara ?

Mon plus grand rêve, au-delà des succès artistiques, c’est de fonder une famille. Je ne crois pas au prince charmant, j’ai les pieds sur terre. Un mari aimant et de beaux enfants ça me suffirait amplement (rires).

Est-ce compatible avec une vie d’artiste ?

Je pense oui, même s’il y a beaucoup de sacrifices, j’en suis consciente. Il faut trouver une organisation et surtout trouver un homme qui comprenne ce que je fais et qui l’accepte. Dans la vie il faut savoir faire des choix, j’ai su faire les bons choix (elle touche du bois...) et je sais ce que je veux. Alors un homme qui soit dans mon univers artistique ce sera parfait.

Quels sont tes projets maintenant ?

Continuer la promo de l’album dans un premier lieu, j’adore ça. On vient de finir le tournage du clip de mon prochain titre « T’es parti ». On était à Madrid c’était sublime. La chanson est un slow, ca change, mais j’arrive toujours a placer un peu de danse c’est vital. C’est un peu plus triste que les autres morceaux, mais c’est aussi une part de moi. Et puis il y a la grande tournée du Ricard Live, avec une vingtaine de dates en live sur toute la France avec Sandi Thom, je suis très impatiente.

Album « mes fantaisies »

actuellement dans les bacs



Crédit Photo : Armen / J Kluger
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