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SUPERBUS

Par Nicolas George le 09-11-2010
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LE RENOUVEAU DE LA SCÈNE POP ROCK FRANCAISE

Incontournables par leur originalité, leur décadence et leur humour, les Superbus sont au sommet de la scène française actuelle. Composés de Jennifer Ayache au chant, Patrice Focone et Michel Giovanetti à la guitare, François Even à la basse et enfin dernier arrivé dans le groupe Greg Jacks à la batterie, les cinq joyeux artistes sont actuellement en tournée pour la promotion de leur dernier album « WOW » déjà disque d’or. Rencontre avec eux à Toulouse dans une ambiance bon enfant.

Propos recueillis par Steve GALLAIS



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NightLife : Fille de Chantal Lauby, tout le monde s’attendait à voir évoluer Jennifer dans le monde de l’humour et du petit écran, pourtant à 22ans, vous brillez déjà dans la musique, comment tout cela est-il arrivé ?

Jennifer : En fait c’est venu comme ça, sur le plateau de « Les Nuls l’émission », il y avait pas mal de groupes qui étaient invités, ça m’a attiré, et j’ai voulu m’y essayer. J’ai commencé à jouer de la batterie à l’age de 9 ans. Je me suis mise ensuite à la guitare, et c’est vers 12-13ans que j’ai écrit mes premières chansons.

Pourquoi créer votre propre groupe à l’age de 16 ans seulement ?

Jennifer : Ecrire et composer me plaisait énormément, j’ai voulu aller plus loin, il me fallait des musiciens. J’ai donc monté le groupe en 1999 avec Mitch et François. On a rencontré Patrice dans une salle de répétition, et il s’est joint à nous. Enfin Greg, en 2005 est venu remplacer notre ancien batteur.

Et le nom, en latin Superbus signifie fier, superbe et magnifique, mais y’avait t’il d’autres noms sélectionnés avant le choix final ?

Jennifer : Au départ on s’appelait « Twiggy », mais le nom était déjà pris, on a donc du en changer. Un beau jour j’ai ouvert mon dictionnaire de latin, j’ai posé le doigt au hasard et c’est tombé sur Superbus.

Patrice : On a eu beaucoup de chance, ça aura pu tomber sur Vademecum, ou sur « veni vedi vici ».

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Dès votre premier album le public vous remarque aujourd’hui disque d’or avec Wow et récompensés aux victoires de la musique, mais d’où vous vient toute cette inspiration ?

Partout et nulle part à la fois. On n’est pas arrêté à un style de musique, dans le groupe, on écoute tous des choses très différentes, on a voulu s’amuser à mélanger tout ça. Pour Wow, on a joué avec la langue française tout en affirmant nos convictions et nos idées.

Qui écoutez-vous donc sans jamais vous lasser ?

Jennifer : Never Mind de Nirvana, encore et toujours.

Michel et Patrice : On n’est pas bloqués sur un seul groupe, parfois du Deftones, parfois du Sum 41, parfois du No Doubt, et récemment du Franck Michael (Rires)

« Notre rêve ? la première partie de Police au Stade de France... »

Quel était le tout premier concert auquel vous avez assisté ?

Jennifer : Dorothée

Greg : Chantal Goya

Patrice : Eurhythmics

François : Madness au grand Rex

Michel : Michel Fugain... et alors ?

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Que pensez-vous du public Français, et pensez-vous à l’étranger ?

Notre public se compose de gens qui écoutent des genres musicaux différents, parfois ça tape dans les mains à côté du rythme, mais malgré ça on est content car ils sont de plus en plus nombreux. Sur la tournée plus de la moitié des dates affichent COMPLET. Pour l’instant le public français est le seul qu’on ai côtoyé avec la Belgique, la suisse et le Québec. Ce n’est pas évident de s’exporter en étant Français, mais on y travaille grâce à certaines de nos chansons en anglais.

Vous avez fait la première partie de Pink, Iggy pop ou encore Stereophonics, mais quel est votre plus grand rêve ?

Greg : On a pensé à Placebo ou Greenday

Patrice : David Bowie à Clermont Ferrand (rires)

Tous : Non le top serait Police au stade de France.

Qu’est ce que vous n’oubliez jamais de prendre avec vous pendant la tournée ?

Patrice : Mon MAC portable.

Michel : Le trophée des Victoires de la musique.

François et Jennifer : Toute la maison, il nous faudrait une caravane pour ne rien oublier.

Greg : Mon ipod, et bientôt mon iphone, Apple. Si tu n’as pas compris on cherche un sponsoring. (Rires)

Lola votre dernier single est bien remarqué, c’est surtout l’une des rares chansons à parler d’homosexualité mais qui est donc cette Lola... fiction ou réalité ?

Jennifer : (Elle prend un air gêné) Oui Lola existe, mais elle ne s’appelle pas ainsi. J’ai fait cette chanson pour elle mais surtout pour toutes ces jeunes filles qui touchent à l’homosexualité parce que c’est à la mode, et ça fait bien. Tout le monde s’en rend compte, mais personne n’en parle, nous si.

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Le groupe a connu un changement de batteur depuis la création, maintenant vous êtes prêts à affronter l’avenir ensemble ?

Jennifer : je ne leur dis pas, mais je suis en contact avec les Gipsy Kings, on est de bons potes. (Rires) Non sérieusement ensemble on forme désormais une équipe idéale, chacun apporte son petit bout de pierre à l’édifice, il faut que ça continue ainsi.

Quels sont vos projets ?

Tous : Avant de faire un prochain album on va déjà bien se reposer, et travailler sur un live. On ne sait pas encore dans quelle ville on le tournera.

Patrice : Mais peut être à Clermont-Ferrand qui sait ? (Rires)

Enfin quelle pourrait être votre plus belle récompense ?

Jennifer : De continuer comme ça sur notre lancée.

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Tous : Mais aussi une énorme baraque dans le sud pour collectionner tous les Grammy Awards, avec tennis, piscine et tous nos amis dedans. (Rires)

Michel : (sur un ton grave) Moi ce serait avant tout une carte Flying Blue et un abonnement chez Flunch.

Avant de rejoindre le public qui les réclamait, les membres du groupe on fait une petite dédicace à Nightlife, à leur manière.

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