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TéTé

Par Nicolas George le 09-11-2010
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"J’aime confronter mes textes avec le public..."

A l’évocation de son nom, beaucoup se demandent qui est Tété... Pourtant, vous n’avez pas fini d’en entendre parler. Ses chansons pétries d’humour et sa sensibilité à fleur de peau ont déjà séduit les professionnels et amateurs de chansons à texte. Et, avec toute sa décontraction, cet artiste autodidacte impose en douceur sa musique pop-folk sur son terrain favori, la scène. NightLife l’a rencontré pour vous... CHRIS

NightLife : Tété, racontes nous un peu ton parcours...

Tété : Je suis arrivé en France à l’âge de deux ans... Nous nous sommes installés dans le nord-est à St-Dizier. J’y suis resté jusqu’à 19 ans. C’est au lycée que j’ai commencé à jouer de la guitare. J’ai vite compris que je voulais en faire mon métier. J’ai appris devant un public dans les bars de Nancy, puis, l’étape parisienne s’imposait à moi. Cela a commencé dans les bars de la capitale, puis j’ai signé un contrat d’édition au bout d’un an. C’est en 2001 que je sors mon premier album “l’air de rien“.

Sinon Tété, c’est un pseudo ?

Non non, c’est mon vrai prénom. Quand tu débarques à Paris, tu de dis “la galère commence“ ou “vive l’aventure“ ? Ah non, je me dis “vive l’aventure“. C’était une chance pour moi de pouvoir me confronter à mes rêves.

Tu aimes le hip-hop. Pourquoi ne pas avoir choisi cette voie ?

Tous simplement parce que j’aimais trop la guitare et le blues en général. Ces styles musicaux se sont imposés à moi tout naturellement.

Où trouves-tu ton inspiration ?

Je prends mon inspiration dans la vie, les livres, mais aussi dans l’actualité et le quotidien. Je lis beaucoup la presse quotidienne et j’observe énormément les gens qui m’entourent.

Tes textes sont très poétiques. Que recherches tu dans ce mode d’expression ?

Je ne recherche rien, j’essaie juste de trouver des images qui m’inspirent et de les retranscrire dans un mode littéral. C’est très compliqué, mais c’est ce que j’aime faire.

On te compare beaucoup à Keziah Jones ou Ben Harper... Es-tu flatté ? Que représentent ces artistes pour toi ?

Je ne sais pas, mais en tout cas c’est très flatteur... Ces deux musiciens ont en quelque sorte contribué à “nourrir l’envie“ de beaucoup d’artistes comme moi. Ils m’ont inspiré dans les différentes étapes de mon parcours musical et surtout Keziah Jones.

Est-ce important pour toi d’être “Songwriter“ ?

Absolument et c’est même primordial. Cela me permet de vivre des choses et cela me force à vivre des choses qui me donneront de l’inspiration. Cela me permet de prendre du recul en écrivant et enfin d’aller confronter mes “textes“ au public par le biais de la scène.

Avec qui rêverais-tu de bosser ?

Franchement, je n’ai pas de rêve de ce genre. Il y a plein de gens que j’apprécie et que je respecte dans leur travail. D’ailleurs je dois dire que ce n’est pas souvent réciproque. C’est plus une histoire de rencontres.

Quand tu es chez toi, tu écoutes quoi ?

Alors là je suis multi... J’écoute de tout, du jazz, de la pop, de la musique classique, du hip-hop etc.

Ce troisième album, comment me le vendrais-tu ?

Je dirais que c’est un recueil de fables sur l’alterité et l’altersensibilité, ça te va ?

“Le sacre de Lemmings“, ça veut dire quoi ?

Les lemmings sont des petits mammifères vivant en milieu arctique. On trouve ces rongeurs au Nord du Canada principalement. Le lemming est autrement connu sous le nom de lapin de Norvège, c’est une espèce clé dans l’écosystème de ces régions. Il est une certaine croyance populaire qui attribue a cette espèce la paternité du concept de démographie participative. La légende veut en effet, qu’au cours de migrations saisonnières, des milliers d’invidus se jettent du haut des falaises, comme mus par un appel mystérieux vers un ailleurs plus sucré.

Que fais-tu de l’argent que tu gagnes ?

Ca ne vous regarde pas ! (Rires)

La scène c’est une drogue ?

Je n’aime pas beaucoup l’idée d’addiction. Disons que c’est une parenthèse enchantée...

Quels sont tes projets ? Un Dvd ?

Une série de documentaires que j’ai moi-même tournés, montés et produits. Le principe est simple. Essayer de rendre compte de la réalité des lieux où l’on joue au cours de cette tournée, sachant que les gens qui les animent sont ceux qui en parlent le mieux. 30 concerts, donc 30 épisodes et une mise en ligne par semaine sur mon site.

Comment vis-tu ta notoriété grandissante ?

Ca ne me pose pas de problèmes, dans la mesure ou ça me permet de continuer mon cheminement musical ...

En tant qu’artiste quel jugement as-tu sur le téléchargement internet ?

Joker !

C’est pas trop dur à porter le Tété quand on veut draguer (Rires) ?

Joker encore ! (Rires)



Crédit Photos : Liza Rose
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